En République démocratique du Congo, la dernière carte d’identité officielle s’appelait carte pour citoyen. Une marque du régime Mobutu qui bien avant la chute du Maréchal posait déjà problème par le fait que c’était faire dans le contexte du MPR, Mouvement populaire de la révolution parti Etat.
À l’arrivée de l’Afdl, les Congolais sont restés sans carte d’identité, ce document incontournable sans lequel tout citoyen est presque bloqué administrativement.
Pendant les 18 ans de règne de Joseph Kabila, la question ne suscitait aucun intérêt de la part des dirigeants. Certes, le processus pour doter les Congolais de ce document est coûteux aussi avec autant des préalables.
Arrivé au pouvoir le 24 janvier 2019 à l’issue des élections de décembre 2018, Félix Tshisekedi devrait tout faire pour doter les Congolais de la carte d’identité. Bien que la question du budget est un paramètre à ‘e pas négliger, l’on doit se servir de l’amélioration des recettes de l’État, signe d’une gestion qui s’éclaircit pour mettre en pratique ce projet.
En effet, les Congolais utilisent plutôt la carte d’électeur en lieu et place de la carte d’identité. Une situation qui illustre le manque d’intérêt des autorités qui ont eu à gérer l’État pendant ces 25 ans.
Dans un contexte où la question de nationalité se pose du côté de l’Est de la république démocratique du Congo avec plusieurs ressortissants des pays voisins qui se réclament congolais, il est donc une urgence pour le gouvernement de pencher sur cette problématique.
La rédaction
