La Vice-Premier Ministre, ministre de l’environnement et développement durable, Eve Bazaiba peut désormais se frotter les mains et dormir calmement après le déroulement du 5 au 7 septembre à Yangambi des travaux préparatoires de la Precop27 .
Ce membre du gouvernement congolais a conjugué beaucoup d’efforts pour que la République Démocratique du Congo soit co-organisatrice avec l’Égypte de la Cop27 .
Elle a été partout dans les conférences et forums environnementaux pour faire attendre la voix de la RDC, qui est un pays solution dans le changement climatique à cause de sa biodiversité
Ces travaux préparatifs qui se sont premièrement tenus en segment scientifique à Yangambi dans la province de la Tshopo, puis se tiendront prochainement en segment ministériel à Kinshasa au palais du peuple, c’est une occasion pour la RDC de faire voir en face du monde sa capacité dans les problèmes climatiques en tant que pays solution .
Le choix de la localité de Yangambi pour abriter le segment scientifique était pour Bazaiba le moyen de faire découvrir aux scientifiques venus de partout de découvrir la biodiversité de ce coin de la RDC avec son tour à flux.
2 raisons ont justifié pour Bazaiba le choix porté sur cette localité de la province de la Tshopo : La première raison est la plus importante c’est la raison d’ordre historique, et la deuxième c’est de faire voir à la face du monde les problèmes d’infrastructures qui gangrènent cette partie du pays contenant une grande réserve mondiale de forêt qui contribue efficacement à atténuer le réchauffement climatique;
la concession de Yangambi fut instituée par un arrêté colonial datant du 22 décembre 1933 avec une superficie de 629.700 hectares. Cette concession est devenue un domaine public sous la gestion de l’INEAC ( Institut National d’Etudes Agronomique du Congo Belge ) devenue aujourd’hui INERA sous la tutelle du ministère de recherche scientifique, celle qui est l’une d’importantes institutions de recherche sur le plan international et employant plus de 300 chercheurs venant du monde pour y étudier l’agriculture et le climat tropical, avec plusieurs recherches axées sur la géologie, l’agronomie, la climatologie, la botanique et la foresterie » a fait savoir Eve Bazaiba.
Et de poursuivre,
J’aurai pu demander à mon gouvernement de réhabiliter d’abord toutes les infrastructures avant cette conférence, mais cela aurait été du simple maquillage. Yangambi et le reste de la République Démocratique du Congo, du bassin du Congo, avaient besoin d’un changement radical en vue d’améliorer notre capacité de protéger notre forêt que nous partageons dorénavant avec le monde entier du fait du changement climatique. Si nous sommes considérés comme le poumon de l’humanité nous méritons une attention particulière. J’ai voulu que nous puissions venir ici à Yangambi pour qu’ensemble nous puissions nous rendre compte de ce que coûtera la protection de la forêt du bassin du Congo car avec Yangambi et le reste du bassin du fleuve Congo, il y a possibilité de l’atténuation de la température mondiale à 1,5°C et aussi l’adaptation climatique, à condition que nous puissions tous prendre en compte nos engagements ».
Pour les analystes avérés, la mobilisation de 2 millions de dollars américains pour un nouveau projet climatique à Yangambi lors des travaux préparatoires de la cop27, le plaidoyer de Eve Bazaiba sur l’installation du GIEC à Yangambi et l’appel des organismes internationaux à soutenir la cité de Yangambi considérée comme gardienne d’une forêt pour le salut de l’humanité entière au changement climatique, sont des signaux prouvant que Eve Bazaiba n’avait pas tort de solliciter l’organisation des travaux préparatoires de la Cop27, et prouve à suffisance que le pari pour Eve Bazaiba est gagné.
Zephy Pengume
