Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) affirment observer le cessez-le-feu sur l’ensemble des lignes de front au Nord-Kivu, tout en dénonçant des attaques qu’elles attribuent aux éléments de l’AFC/M23 dans l’axe Walikale-Masisi.
Dans un communiqué de presse rendu public à Beni dimanche 20 septembre, le porte-parole du gouverneur militaire du Nord-Kivu, le lieutenant Elongo Kyondwa Marc, indique que ces attaques constituent, selon l’armée congolaise, une violation des engagements pris dans le cadre des processus de paix de Doha et de Washington. Des affrontements et accusations similaires ont également été rapportés récemment dans les territoires de Walikale, Masisi et Rutshuru.
Selon les FARDC, les attaques enregistrées sur plusieurs fronts de l’axe Walikale-Masisi auraient entraîné de nouveaux déplacements de populations civiles. L’armée affirme également que des civils seraient pris pour cibles et que plusieurs villages auraient été incendiés. Elle accuse par ailleurs les assaillants de mener des actions visant à affamer les populations civiles.
Face à cette situation, le gouverneur militaire du Nord-Kivu, le général-major Somo Kakule Evariste, affirme que les forces armées congolaises entendent exercer leur « droit légitime à la défense ». Il assure que les FARDC sont déterminées à répondre à toute offensive dirigée contre leurs positions, leurs éléments ainsi que contre les populations civiles placées sous leur protection.
Cette déclaration intervient dans un contexte marqué par la poursuite des tensions militaires dans plusieurs territoires du Nord-Kivu, malgré les engagements diplomatiques visant à instaurer un cessez-le-feu. Le 17 septembre, les FARDC avaient notamment annoncé avoir repris la colline stratégique de Miko ainsi que les centres de Remeka et Kasheke, après trois jours de combats contre l’AFC/M23.
Dans son communiqué, le gouverneur militaire appelle enfin les acteurs nationaux et internationaux engagés en faveur de la protection des civils à veiller au respect des accords conclus. En attendant de nouvelles instructions, les FARDC disent maintenir leur position d’observation du cessez-le-feu, tout en se réservant le droit de réagir à toute nouvelle offensive.
Gires Kasongo
