Condamné à dix ans de travaux forcés par la Cour de cassation dans l’affaire liée à la gestion des fonds publics du Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en RDC (FRIVAO), l’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, conteste fermement cette décision.
Dans une lettre manuscrite datée du 20 septembre à Kinshasa et adressée au peuple congolais ainsi qu’aux peuples d’Afrique, l’ancien garde des Sceaux affirme que son procès a été entaché de graves irrégularités et annonce vouloir poursuivre sa « résistance ».
Constant Mutamba dit ne pas reconnaître la condamnation prononcée contre lui par la Cour de cassation. Dans sa lettre, il affirme avoir été condamné au terme d’une procédure qu’il qualifie d’« expéditive ». Selon lui, son procès, qui se serait déroulé sur deux jours, n’aurait pas permis un examen contradictoire des faits qui lui sont reprochés.
Au cœur de sa contestation figure notamment la question des fonds évoqués dans le dossier, particulièrement ceux liés au FRIVAO et à l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN).
Constant Mutamba soutient que ces sommes n’ont jamais été détournées et affirme qu’aucune preuve matérielle établissant un détournement de fonds publics n’aurait été produite contre lui.
Dans son message, l’ancien ministre met également en cause le déroulement de la procédure judiciaire. Il affirme notamment qu’aucun témoin n’aurait comparu devant la juridiction et dénonce ce qu’il considère comme une absence d’éléments matériels suffisants pour justifier sa condamnation.
Le président de la NOGEC va plus loin en présentant son affaire comme le résultat d’un « complot politico-judiciaire ». Cette accusation relève de sa lecture personnelle de la procédure et de la décision rendue par la Cour de cassation.
L’ancien ministre maintient ainsi sa contestation des faits qui lui sont reprochés et refuse de considérer sa condamnation comme le terme de son combat.
Malgré la lourde peine prononcée contre lui, Constant Mutamba affirme vouloir poursuivre sa « résistance ». Dans sa lettre adressée au peuple congolais et aux peuples africains, il entend maintenir sa position et défendre ce qu’il présente comme son innocence.
Cette nouvelle prise de parole intervient alors que son dossier judiciaire suscite de nombreuses réactions dans l’opinion congolaise. Sa condamnation à dix ans de travaux forcés marque une nouvelle étape dans cette affaire, tandis que les déclarations de l’ancien ministre témoignent de sa volonté de continuer à contester publiquement la décision de justice.
Le dossier reste ainsi au centre de l’attention, entre la décision rendue par la justice congolaise et les contestations persistantes de Constant Mutamba, qui continue de rejeter les accusations portées contre lui.
Zephyrin Amboka Pengume
