La Belgique maintient son soutien à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo, malgré le rétablissement de ses relations diplomatiques avec le Rwanda après dix-huit mois de rupture. Bruxelles assure que cette reprise du dialogue avec Kigali ne constitue pas un changement de position concernant la situation sécuritaire dans l’est de la RDC.

Le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, l’a réaffirmé mardi 22 septembre 2026, au lendemain de la décision prise conjointement par la Belgique et le Rwanda de rétablir leurs relations diplomatiques. Les deux pays ont annoncé la prochaine réouverture de leurs ambassades respectives, dans un premier temps sous la direction de chargés d’affaires ad interim.

Pour Bruxelles, le rétablissement des relations diplomatiques doit permettre de maintenir des canaux de communication et un dialogue régulier avec Kigali, y compris sur les sujets qui continuent de faire l’objet de divergences entre les deux pays.

« Le rétablissement des relations diplomatiques entre États ne signifie pas renoncer à notre position, mais disposer de canaux de dialogue structurés », a déclaré Maxime Prévot.

Le chef de la diplomatie belge a également réaffirmé son engagement en faveur de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC. Il a précisé que la reprise des relations avec Kigali ne remettait donc pas en cause la position de Bruxelles sur le conflit dans l’est du pays.

Cette clarification intervient dans un contexte marqué par la persistance des tensions autour de la situation sécuritaire dans l’est de la RDC. La Belgique et le Rwanda ont d’ailleurs indiqué que leur dialogue devra notamment permettre d’aborder leurs divergences sur les questions internationales, dont le conflit dans l’est de la RDC.

Les deux pays affirment vouloir désormais privilégier un dialogue « ouvert, franc et transparent », fondé notamment sur la non-ingérence, le respect mutuel et l’engagement constructif. Cette nouvelle dynamique fait suite à plusieurs rencontres et contacts informels entre les ministres belge et rwandais des Affaires étrangères au cours des derniers mois, avec la facilitation du Qatar lors d’une première rencontre à Doha en juin 2025.

Pour Bruxelles, le maintien des relations diplomatiques avec Kigali doit ainsi permettre de préserver un cadre de dialogue, sans modifier sa position sur la souveraineté congolaise. La question de la situation dans l’est de la RDC devrait donc rester au centre des échanges entre les deux pays.

Zephyrin Amboka Pengume