Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a vivement critiqué le fonctionnement des Nations unies lors de l’ouverture, le 22 septembre 2026, du débat général de la 81e Assemblée générale de l’ONU à New York. Il a estimé que l’organisation traverse l’un de ses moments les plus critiques et que sa crédibilité « n’a jamais été aussi basse ».

Au cœur de son intervention, Lula a dénoncé l’incapacité de la communauté internationale à mettre fin aux nombreux conflits armés. Selon lui, l’ONU « échoue dans l’une de ses missions les plus élevées », celle de protéger l’humanité contre le fléau de la guerre. Il a appelé à redonner à la diplomatie et au dialogue une place centrale dans le règlement des crises.

Le président brésilien a particulièrement mis en cause le Conseil de sécurité, dont le fonctionnement est régulièrement paralysé par les désaccords entre ses membres permanents et l’utilisation du droit de veto. Lula a déclaré que les États sont « otages de l’immobilisme » de cet organe et a plaidé pour une réforme permettant de mieux représenter les réalités géopolitiques actuelles.

Son intervention intervient alors que plusieurs conflits occupent le devant de la scène internationale, notamment les guerres à Gaza et en Ukraine. Lula a dénoncé les conséquences humaines de ces crises et appelé à privilégier les solutions diplomatiques. Il a également critiqué la politique israélienne dans les territoires palestiniens, notamment en Cisjordanie.

Cette critique rejoint, sur certains points, les préoccupations exprimées par le président de la 81e Assemblée générale, Khalilur Rahman. Celui-ci a lui aussi reconnu les difficultés de l’organisation à agir face aux conflits et appelé à restaurer la confiance dans l’ONU, tout en soulignant que l’institution demeure un cadre indispensable au dialogue international.

Pour Lula, l’enjeu dépasse donc la seule réforme institutionnelle : il s’agit de préserver le multilatéralisme face à une multiplication des tensions entre grandes puissances. Son discours traduit la volonté du Brésil de défendre une ONU capable de jouer un rôle plus efficace dans la prévention des conflits, la médiation et la protection des populations civiles.

La Rédaction