*_Quoi ? Un Dialogue mû par un Front national contre un ‘mwana bitinda’ nommé Paul Kagame ? On est où là ?_*

*EN RÉALITÉ, C’EST UNE FUITE EN AVANT*

*S’il vous plaît, Congolais d’ici et d’ailleurs : le monde entier nous regarde ! Mieux, nous observe. Nous le savons tous depuis l’Afdl en 1996 : le Rwanda, même allié avec l’Ouganda et le Burundi, n’a jamais eu la capacité de faire la guerre à la RDC pendant ces 30 dernières, même par intermittence. Cette guerre a toujours été menée par procuration ! Ce serait par conséquent étrange que le Pouvoir congolais en vienne à susciter tout un Front national pour ne dénoncer que l’agression rwandaise, tout en épargnant ses « parrains » ! La peur d’ affronter ces derniers – pas nécessairement par des armes – ne fera jamais du Congo le pays uni, fort et prospère tant vanté. Réduire d’ailleurs de ce fait le Dialogue de la Refondation à casser du Paul Kagame, c’est faire trop d’honneurs à cet homme ! C’est faire injure à Kimpa Vita, Kimbangu, Kasa-Vubu, Lumumba, Mobutu, Kabila et même à Etienne Tshisekedi. Ce n’est ni plus ni moins qu’une fuite en avant lamentable !*

*AVOIR GAGNÉ L’ÂME DE LA avoir CENCO !*

Au moment où C64 annonce pour la deuxième fois le report de sa marche après successivement les 8 et du 22 juillet – il est intéressant de reprendre les propos de Patrick Muyaya avec la prise de position du cardinal Fridolin Ambongo sur l’agression rwandaise : _ »Le fait que le cardinal ait parlé de l’agression rwandaise sans ambiguïté donne déjà le ton de la démarche du Président de la République, le rempart contre la balkanisation_ ».
En termes simplifiés, Patrick Muyaya croit avoir « gagné l’âme de la CENCO » à cette logique. Soit !

*FOURNIR DES RENSEIGNEMENTS CONVAINCANTS*
Trois questions méritent toutefois de lui être posées sur la énième guerre :
*1. pourquoi les autorités congolaises ne dénoncent-elles pas le parrainage du Rwanda, pourtant visible, assuré par les puissances occidentales, anglo-saxonnes en particulier ?*
*2. pourquoi les autorités congolaises ne se focalisent-elles que sur le parrainage de l’AFC-M23 par le Rwanda ?*
*3. pourquoi dans tous les actes écrits engageant la RDC aux côtés du Rwanda et de l’AFC-M23 (Accords, Communiqués, Déclarations, etc.) n’apparaît pas le mot ‘agression’ ?*
Quand on veut mobiliser l’opinion pour un front comme celui annoncé le 17 juillet 2026 par Patrick Muyaya et Evariste Ejiba, le premier devoir est de fournir des renseignements convaicants.

*LA PAIX POURRAIT DEVENIR UN « ENNEMI », LA GUERRE UNE « AMIE »*

Or là, la conviction à conforter est celle d’un Pouvoir qui fait de l’agression *le justificatif de son maitien aux affaires au-delà des délais constitutionnels !*
D’où cette quatrième question : *pourquoi espérer du Pouvoir la fin de la guerre dès lors que sans justement celle-ci, il perd tout argument pour sa survie !*
Car pour Kinshasa, la paix serait un « ennemi », la guerre une « amie » !
En effet, s’il avait réellement besoin d’en finir avec l’agression, le Pouvoir aurait actionné depuis novembre 2021 la procédure prévue à l’article 86 de la Constitution relatif à la déclaration de guerre.
Constatons seulement que depuis novembre 2021 que le M23 l’a reprise et depuis décembre 2023 que Félix Tshisekedi a promis de la retourner au Rwanda (épisode « à la moindre escarmouche »), la guerre s’étonne elle-même de la manière dont elle est gérée. D’ailleurs, le 6 mai dernier, le chef de l’État a publiquement reconnu avoir été induit en erreur par ses services. Ce qui revient à dire que les Congolais morts des suites de la guerre entre 2023 et 2026 à l’Est sont victimes d’une erreur de ses services jusque-là jamais mis en procès !
D’où la cinquième question : *les victimes du mensonge d’État seraient-elles moins Congolaises que celles qui meurent depuis trois décennies et pour qui les « auteurs » sont privés de participation au Dialogue ?
Si on part du principe équitable selon lequel tout Congolais ayant participé directement ou indirectement à l’une ou l’autre des guerres de l’Est ou qui en aura tiré un quelconque bénéfice doit être interdit d’accès au Dialogue, il va bien falloir au bout de la logique, c’est-à-dire étendre la liste !

*PLUS QU’UNE ABERRATION : C’EST UNE DISTRACTION*

Ce qui dérange la conscience et affecte la confiance, c’est de voir tout un pays mobilisé pour un Front contre l’agression rwandaise pendant que, pour parler jargon kinois – *Paul Kagame n’est qu’un garçon de course (« mwana bitinda ») !*
La preuve est que les richesses pillées en RDC par son Rwanda ne restent pas sur ce territoire ! Il y a des « preneurs » qui sont, selon la loi, des * »receleurs »*. Certains parmi eux jouent un grand rôle dans le cadre de la sécurité nationale et du développement du pays ! (Suivez mon regard !)
On peut le déduire alors avec facilité : un Front national contre l’agression rwandaise doit en réalité avoir pour but de combattre ses commanditaires et non seulement leur bras séculier.
Partant, se limiter au Rwanda est plus qu’une aberration : c’est de la *diversion*.
C’est tout !

*UNE GUERRE PERÇUE EN ASSURANCE-VIE*
À propos de la première préoccupation, la tentative de réponse impose cette lecture géostratégique : le Rwanda de Paul Kagame n’est pas celui de Juvénal Habyarimana. L’un est *anglo-saxon* (n’en déplaise à Paris), l’autre est *franco-latin*, bien que tous les deux soient d’obédience occidentale.
Le génocide rwandais – dont la RDC est le seul pays au monde à faire les frais jusqu’à ce jour – résulte du conflit Anglo-saxons (États-Unis, Grande-Bretagne, Allemagne, Scandinavie, Benelux etc.) et Franco-latins (France, Italie, Grèce, Portugal et Espagne).
Jusqu’à la fin de la Guerre froide en 1989, tous maternaient plus le Congo que le Rwanda pour empêcher Kinshasa de tomber entre les mains de l’axe Moscou-Pékin.
Au regard de ce qui précède, la RDC ne devrait jamais être attaquée par un État africain, de surcroît voisin et qui soit d’obédience occidentale. Cas, précisément, du Rwanda, du Burundi et/ou l’Ouganda.
Pourtant, en 1996 et en 1998, ces trois pays avaient coalisé autour d’abord de l’Afdl, ensuite du Rcd et du Mlc pour nous imposer des guerres.
En termes clairs : génocide ou pas, le Rwanda (de Paul Kagame ou pas) ne pouvait et ne peut pas s’en prendre à la RDC. S’il le fait, c’est qu’il en reçoit l’autorisation de ses parrains. Et là, personne d’honnête n’accusera la Russie ou la Chine de l’avoir chargé de la sale besogne.
La deuxième préoccupation prouve le refus ou la peur de la RDC de s’assumer. Agressée, l’Ukraine envoie des drones sur la Russie. Agressée, la RDC n’a pas de drones à larguer au Rwanda. Simplement par peur de fâcher l’Occident.
D’où le non-sens de la pression qu’elle exerce sur les Congolais voulant participer au Dialogue de commencer par dénoncer l’agression pendant qu’elle se révèle incapable de la faire endosser dans et par des instances internationales.
Troisième préoccupation : exclure l’AFC-M23 du Dialogue national revient à *enterrer* le Processus de Doha-Montreux considéré pourtant par l’administration Trump comme un _ »puzzle important_ » pour le Processus de Washington !
C’est boycotter subtilement les Accords du 4 décembre 2025.
Résultat : Kinshasa fait le choix libre de liquider tous les Processus enclenchés : Nairobi, Luanda, Harare, Dar es Salaam, Doha et Washington.
Moralité : derrière cette fixation sur le Rwanda, il y a un agenda qu’on voudrait cacher aux Congolais conscients et éveillés : celui d’une guerre perçue en * »assurance-vie »* pour conserver le plus longtemps possible le Pouvoir.
Et pour donner le change, on veut y associer le Dialogue déclaré inclusif, mais excluant, à défaut de certaines forces politiques et sociales, *des sujets qui fâchent !* Dont les causes profondes des guerres à répétition. Une guerre qui ne finira que lorsque Paul Kagame partira, laissent entendre les proxys de Félix Tshisekedi !
Quand ? « Wana botuna Nzambe », a l’habitude de répondre le Chef de l’État !

*PROCHAINEMENT _ » Si Fridolin Ambongo venait à rendre le tablier pour cause d’intransigeance des Fatshistes, qu’adviendrait-il du Pouvoir ?_*

*Omer Nsongo die Lema*