La Fondation Bill Clinton pour la Paix (FBCP) a réagi aux accusations visant l’ancien inspecteur général des Finances, Jules Alingete Key, ainsi que certains responsables du groupe Rawbank.
Dans un communiqué de presse (n°605/FBCP/CE/2026) publié le 10 juillet 2026, cette organisation de défense des droits de l’homme, dirigée par Emmanuel Adu Cole, dénonce ce qu’elle qualifie de « machination politique » et affirme que ce dossier fait l’objet d’interprétations infondées.
La FBCP rappelle que l’interdiction de sortie du territoire, prise le 20 juin 2026 contre Mustafa Rawji, Mazhar Rawji, Uzair Rawji, Zain Rawji et Jules Alingete Key, a été levée. Elle se réfère au communiqué n°003/PGCCAS/2026 du 4 juillet 2026 du procureur général près la Cour de cassation, qui précise que cette mesure conservatoire avait été prise dans le cadre d’une enquête préliminaire avant d’être rapportée.
Selon la Fondation, les autorités judiciaires n’ont établi aucun élément prouvant l’implication des personnes concernées dans des faits de corruption ou de blanchiment de capitaux. Elle évoque également un jugement définitif rendu le 10 octobre 2024 ainsi qu’une correspondance de la CENAREF (réf. N° N/M 0856/CENAREF/SF/2025 du 18 avril 2025), qui concluraient, selon elle, à l’absence de faits de blanchiment impliquant Jules Alingete.
La FBCP dénonce un acharnement politique
L’organisation estime que les poursuites médiatiques autour de cette affaire relèvent d’une cabale visant l’ancien patron de l’IGF en raison de son engagement dans la lutte contre le détournement des deniers publics.
Elle évoque également de présumées manœuvres de coulisses impliquant certains acteurs politiques.
La FBCP réclame une protection pour Jules Alingete
Face à cette situation, la FBCP appelle le gouvernement congolais à renforcer la sécurité de Jules Alingete Key, de son épouse et de ses proches. Pour Emmanuel Adu Cole, le respect des procédures judiciaires et la protection des défenseurs de l’intérêt public demeurent des conditions essentielles à la consolidation de l’État de droit en RDC.
Cette réaction intervient après les mesures conservatoires prises par le procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde, dans le cadre d’une enquête visant Jules Alingete Key et certains responsables du groupe Rawbank pour des faits présumés de corruption et de blanchiment de capitaux.
Zéphirin Amboka Pengume
