Plusieurs millions de francs congolais, une somme de 9 950 dollars américains ainsi que plusieurs téléphones portables ont été saisis lors de l’interpellation de trois suspects, désormais poursuivis pour des faits présumés de criminalité grave.

D’après le ministère public, les prévenus auraient été appréhendés en possession d’une arme de guerre de type AK-47, accompagnée de cinq chargeurs totalisant 83 munitions. De telles infractions, d’une particulière gravité, exposent leurs auteurs à des sanctions sévères, notamment la servitude pénale à perpétuité, voire la peine de mort selon les dispositions légales en vigueur en République démocratique du Congo.

À la barre, les trois accusés ont fermement nié l’ensemble des faits qui leur sont reprochés. Ils affirment avoir été arrêtés à tort, chacun présentant une version distincte des circonstances ayant conduit à leur présence sur les lieux.

Le ministère public soutient, pour sa part, que les mis en cause auraient reconnu les faits lors des enquêtes préliminaires. Il s’appuie sur des procès-verbaux régulièrement versés au dossier pour étayer ses accusations.

L’audience a été suspendue en raison d’intempéries, contraignant le tribunal à renvoyer l’examen de l’affaire au 24 avril 2026 pour la poursuite de l’instruction.

La présence du vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, à cette audience témoigne de l’attention particulière portée par les autorités à ce dossier jugé sensible.

Don de Dieu Mbavu