Le gouvernement de la République Démocratique du Congo a réagi aux allégations propagées par l’AFC-M23, selon lesquelles les dispositifs militaires de l’armée congolaise installés à l’aéroport de Bangboka à Kisangani auraient été détruits.
Lors du 77ème conseil des ministres tenu le vendredi 7 février, le gouvernement de la RDC a affirmé qu’aucun drone kamikaze lancé par ce mouvement rebelle n’a atteint sa cible ; tous ont été détruits par les dispositifs de sécurité des FARDC.
« C’est le cas des attaques des drones kamikazes lancées contre l’aéroport international de Bangboka et d’autres installations militaires à Kisangani. Tous les drones lancés ont été détruits avant d’atteindre leurs cibles », peut-on lire dans le compte rendu de ce conseil des ministres.
Par la même occasion, le gouvernement annonce que des enquêtes sont en cours pour déterminer le pays d’origine de ces drones kamikazes.
« Les premiers éléments d’enquête, basés sur les débris des drones, indiquent le pays probable de fabrication, le type de drone et la charge portée par les drones. Toutefois, l’enquête se poursuit, et des mesures appropriées face à toute forme de menace sont prises », précise le compte rendu.
Il convient de signaler que dans un communiqué mensonger rendu public le lundi 2 février, le mouvement rebelle de l’AFC-M23 a prétendu avoir détruit tous les dispositifs militaires des FARDC présents à l’aéroport international de Bangboka, considéré comme la base arrière de la force gouvernementale. Par ce communiqué, l’AFC-M23 se vantait d’avoir pris le contrôle de l’espace aérien dans toute la région sous son autorité.
Cette précision du gouvernement vise à éclairer la population sur la situation réelle à l’aéroport de Kisangani.
Zéphyrin Pengume
