En cette période marquée par l’insécurité dans les régions de Beni et Lubero, l’heure n’est pas aux critiques négatives envers les Forces armées de la République démocratique du Congo, mais plutôt à les encourager dans leur noble tâche : défendre, au risque de leur vie, l’intégrité territoriale du pays.

«Nos critiques, nos injures, nos attaques envers les militaires ne sont pas justifiées, car parmi eux, il y a aussi des morts. Mais ils ne se sont jamais vengés contre les civils, car les collaborateurs des ADF sont souvent des civils », s’inquiète Maître Fidèle Ubuntu, chef du projet « Wapi Jiwe Langu kwa Usalama wa Mashariki ya Kongo ».

Réflexion sur l’Ingratitude

Face aux différentes réactions après les attaques ennemies, Maître Fidèle n’a pas hésité à dénoncer l’ingratitude de certains soi-disant leaders.

«Il y a eu des pertes humaines. Ubuntu Panafrika regrette et pleure avec ces familles. Mais ne pas encourager les militaires à s’améliorer, c’est oublier que si les militaires n’avaient pas été à Oïcha, il y aurait eu encore plus de morts et d’incendies. Sans leur intervention, aucune personne n’aurait été libérée des mains des ADF.»

Il appelle chacun à soutenir les Forces armées de la RDC, la seule armée qui a juré de mourir pour le Congo.

Appel à la Collaboration

«Mes chers frères et sœurs, ces vaillants soldats sont des pères et des enfants de familles. Ils ont tout abandonné pour nous défendre. Accompagnons-les et fournissons-leur tout ce dont ils ont besoin pour mettre fin à cette insécurité qui dure chez nous», a conclu Me Fidèle au sortir d’une rencontre avec des enfants et veuves de militaires, ainsi que quelques leaders communautaires du quartier Mambango en ville de Beni.

Pour sa part, Yanyongo Nadège, membre de l’Association des enfants des militaires et policiers sur le front pour la paix, a reconnu que certains enfants ou épouses de militaires se croient parfois eux-mêmes militaires. Elle les appelle au bon sens.

«Nous restons des civils, même si nous vivons avec des militaires comme pères ou maris. Je nous appelle à changer de comportement afin de favoriser la collaboration entre enfants et femmes de militaires et le reste des civils», a-t-elle indiqué.

Cette rencontre du samedi 07 février 2026 a été organisée par l’AEMPFP et appuyée par Ubuntu Panafrika, un centre de réflexion, de recherche et de promotion de la conscience patriotique.

Ubuntu Panafrika demande à ceux qui exploitent la mort des Congolais à des fins politiques ou de popularité de tenir compte de la santé mentale, émotionnelle et psychologique des familles de militaires, souvent obligées de subir des critiques acerbes alors que leurs proches meurent dans l’anonymat. Les femmes et enfants de militaires sont profondément affectés par ces attaques verbales injustes envers ceux qui se sacrifient pour le pays.

Gires Kasongo