Au moins 24 personnes ont été tuées dans la nuit du mardi 5 au mercredi 6 mai 2026 lors d’une attaque attribuée aux éléments de l’ADF dans plusieurs villages du secteur de Beni-Mbau, en territoire de Beni (Nord-Kivu). Selon des sources locales, les assaillants ont simultanément ciblé les localités de Manzumbu, Musangwa, Wasafi et Mangambo, semant la mort et la panique au sein de la population.

Après leur incursion, ils se seraient repliés dans la forêt environnante. Des opérations de poursuite ont été immédiatement lancées par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par l’armée ougandaise (UPDF), dans le but de traquer ces combattants.

Face à cette recrudescence de violences, Kinos Katuo, cadre de la société civile dans la zone, appelle les autorités militaires à intensifier les opérations afin de garantir la protection des civils. Il exhorte également la population à redoubler de vigilance, notamment en évitant les zones forestières où les assaillants seraient encore actifs.

Cette attaque intervient au lendemain d’un autre drame survenu dans le même secteur. Deux civils avaient été tués lundi 4 mai au village de Katerain. Ce qui porte à au moins 26 le nombre de personnes tuées en l’espace de deux jours à Beni-Mbau.

Ces nouvelles violences surviennent dans un contexte particulier, marqué par la commémoration, mercredi 6 mai 2026, du cinquième anniversaire de l’instauration de l’état de siège dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri.

Instaurée par le président Félix Antoine Tshisekedi en mai 2021, cette mesure exceptionnelle visait à restaurer l’autorité de l’État et à mettre fin à l’insécurité persistante dans l’Est du pays. Cependant, plusieurs acteurs de la société civile dressent un bilan globalement négatif de cette initiative, estimant que les massacres de civils se poursuivent malgré son application.

Gires Kasongo