Le 6 mai 2026 marque le cinquième anniversaire de l’instauration de l’état de siège par le président de la République, Félix Tshisekedi, dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. Cette mesure exceptionnelle visait à mettre fin à l’insécurité et à restaurer l’autorité de l’État dans ces régions en proie aux violences armées.

À Beni, le bourgmestre policier de la commune de Mulekera, le commissaire supérieur Ngongo Mayanga Dieudonné, dresse un bilan qu’il juge globalement positif. S’exprimant à l’occasion de cet anniversaire, il évoque des avancées significatives, notamment dans le rétablissement de l’autorité de l’État.

Selon lui, avant l’instauration de cette gouvernance exceptionnelle, la ville de Beni présentait les caractéristiques d’un espace de non-droit.

«Toutes les conditions étaient réunies pour que l’état de siège soit décrété. À l’époque, la ville de Beni ressemblait à un espace de non-État où chacun faisait ce qu’il voulait. La population était frustrée et, lors des manifestations, certains étaient contraints de marcher pieds nus, ce qui est inadmissible dans un État organisé», a-t-il déclaré.

Sur le plan sécuritaire, l’autorité communale note également une amélioration de la situation. Plusieurs fauteurs de troubles auraient été interpellés et neutralisés, contribuant ainsi à une accalmie relative dans la ville.

Le commissaire supérieur Ngongo Mayanga Dieudonné, estime par ailleurs que sans la mise en œuvre de l’état de siège, la situation aurait pu être bien plus grave.

«Les cultivateurs accèdent désormais à leurs champs sans difficulté. Les fauteurs de troubles sont régulièrement arrêtés. L’autorité de l’État a été restaurée, même si le travail continue. N’eût été la persistance de cette gouvernance, l’ennemi serait déjà à Beni et nous aurait chassés», a-t-il affirmé.

Enfin, le bourgmestre de Mulekera salue la collaboration entre la population et les autorités engagées dans l’état de siège. Une synergie qu’il considère comme essentielle pour consolider les acquis sécuritaires enregistrés sur le terrain.

Gires Kasongo