L’organisation Action des volontaires unis pour le développement et la santé (AVUDS) a organisé, vendredi 21 août à Beni, un atelier de dialogue social et communautaire consacré à la paix et à la cohésion sociale. Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet « Tuko Pamoja », mis en œuvre par l’AVUDS avec l’appui du Fonds national de réparation des victimes de violences sexuelles liées aux conflits et des victimes des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité (FONAREV) et du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).
Placée sous le thème « Ensemble, cultivons la cohésion sociale et le vivre-ensemble », la rencontre a réuni plusieurs composantes de la communauté. Parmi les participants figuraient notamment des jeunes issus des mouvements citoyens et groupes de pression, des membres de la société civile, des représentants des structures féminines ainsi que des délégués des autorités étatiques.
Selon Urbain Byanjira, chef de projet, cet atelier avait pour objectif d’offrir un espace d’échange permettant d’identifier les principales sources de tensions et de méfiance au sein de la communauté. Il s’agissait également de favoriser le dialogue entre les différentes couches sociales et de rechercher ensemble des solutions locales susceptibles de prévenir ou de gérer pacifiquement les conflits.
« C’est partant du volet cohésion sociale que nous avons réuni les leaders communautaires pour analyser les causes profondes des tensions ou des conflits dans la région. L’atelier a été sanctionné par l’élaboration d’un plan d’action communautaire de gestion pacifique des conflits, qui sera mis en œuvre au niveau des quartiers par les comités de paix », a expliqué Urbain Byanjira.
Il précise que ces comités devront notamment contribuer à apporter des réponses locales en cas de tensions et à anticiper les conflits avant leur aggravation.
De son côté, Clarisse Kyamuthika, participante à l’atelier, salue cette initiative. Elle estime que les échanges ont permis aux participants de mieux comprendre certains problèmes à l’origine des tensions communautaires, mais aussi d’en analyser les causes et d’identifier des pistes de solutions.
« L’organisation voulait que nous, les participants, puissions identifier les grands problèmes qui sont souvent à l’origine des tensions communautaires. Nous venons d’identifier les problèmes et leurs causes, mais aussi d’essayer de proposer des pistes de solution. Je sais que la plus grande des solutions, c’est d’abord nous, la communauté », a-t-elle déclaré.
À travers cette activité, l’AVUDS entend contribuer au renforcement de la confiance entre les différentes composantes de la communauté. L’organisation mise également sur la réduction des barrières et des stéréotypes entre les groupes, le renforcement des mécanismes locaux de médiation et l’implication des communautés dans la prévention et la gestion pacifique des conflits.
Les organisateurs encouragent ainsi les participants à faire vivre les recommandations issues de l’atelier au niveau local, notamment à travers les comités de paix, afin de favoriser durablement le dialogue, le vivre-ensemble et la non-violence dans la communauté.
Gires Kasongo
