Le 2 janvier 2026 marque le douzième anniversaire de la mort du général de brigade à titre posthume Mamadou Ndala Mustapha, figure emblématique des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), assassiné le 2 janvier 2014 à Ngadi, en ville de Beni.

Pour commémorer cette date douloureuse, la Véranda Mutsanga, a organisé une marche pacifique ce vendredi. Partie du centre-ville de Beni, la procession s’est dirigée vers Ngadi, lieu exact où le général Ndala avait été abattu il y a douze ans.

Arrivés sur le site du drame, les manifestants ont entonné l’hymne national avant la lecture d’un message de circonstance. Dans leur adresse, les organisateurs ont appelé le gouvernement congolais à restaurer durablement la paix dans l’Est de la RDC, une région encore marquée par l’insécurité. Ils ont également exhorté le gouverneur de la province du Nord-Kivu à poser des actes concrets pour honorer la mémoire du feu général Mamadou Ndala, considéré comme un héros national.

Présent à la cérémonie, Shabani Loswire, militant du mouvement citoyen LUCHA, a déploré l’absence d’activités officielles organisées par les autorités militaires à l’occasion de cet anniversaire. Selon lui, cette date devrait être inscrite parmi les moments forts de la mémoire collective nationale.

De son côté, Nick Junior, activiste des droits humains, a plaidé pour l’érection d’un mausolée à l’endroit précis de l’assassinat du général Ndala, estimant qu’un tel monument contribuerait à la préservation de la mémoire historique pour les générations futures.

Pour rappel, Mamadou Mustapha Ndala était commandant du 42ᵉ bataillon des commandos de l’Unité de Réaction Rapide des FARDC. Il s’est particulièrement illustré entre 2012 et 2013 lors des opérations militaires contre la rébellion du M23, jouant un rôle déterminant dans la libération de plusieurs zones stratégiques autour de la ville de Goma.

Le 2 janvier 2014, alors qu’il se rendait à Eringeti en provenance de Beni, son convoi a été pris pour cible par une attaque à la roquette RPG-7, entraînant sa mort ainsi que celle de plusieurs de ses gardes du corps.

 

Gires Kasongo