Le collectif AMKA Congo et le mouvement Congolais Debout dénoncent ce qu’ils qualifient de « tracasseries » imposées aux visiteurs de la Cour militaire du Nord-Kivu, à Beni, dans le cadre de la riposte contre la maladie à virus Ebola.

Dans une correspondance datée du 21 juillet 2026 et adressée notamment au Chef de division provinciale de la Santé, les deux organisations affirment que les militaires affectés à la garde du bureau de la Cour militaire auraient instauré un système obligeant les visiteurs à acheter un cache-nez au prix de 1 000 francs congolais, présenté comme une exigence liée aux mesures sanitaires.

Selon Jack Sinzahera du collectif Amka Congo, cette pratique s’écarte des recommandations officielles de lutte contre Ebola. Il estime qu’au lieu de mettre à disposition des dispositifs de lavage des mains et de veiller au respect des gestes barrières, les responsables auraient transformé ces mesures en une source de revenus.

Le collectif dénonce également le fait que cette obligation ne concernerait que les visiteurs, alors que certains militaires ne porteraient pas eux-mêmes de cache-nez.

Le collectif Amka Congo, rappelle que les mesures de prévention contre Ebola s’appliquent à tous, sans distinction, y compris aux agents de l’État. Il souligne que le respect des gestes barrières est une responsabilité collective destinée à limiter la propagation de la maladie.

Dans cette lettre, AMKA Congo demande au Chef de division de la Santé du Nord-Kivu d’intervenir auprès du président de la Cour militaire afin de faire cesser ces pratiques, qu’il considère contraires aux principes de la riposte sanitaire. Les signataires mettent également en garde contre le risque que de tels agissements renforcent la méfiance de la population envers les mesures de lutte contre Ebola.

Gires Kasongo