Le Parlement des Jeunes de la commune d’Oiche exprime sa vive inquiétude face à la multiplication des fusillades armées qui secouent cette entité du territoire de Beni, au Nord-Kivu.
Dans un communiqué de presse rendu public le 10 janvier 2026, la structure juvénile dénonce une insécurité persistante qui touche principalement les jeunes travailleurs.
Selon ce document, au moins neuf personnes ont été victimes de fusillades à Oicha depuis le 9 avril 2025, dont six ont perdu la vie et trois ont été grièvement blessées. Les victimes sont majoritairement des taximen, des revendeurs et des opérateurs économiques.
Le Parlement des Jeunes estime que les enquêtes en cours, les réunions de sécurité et l’arrestation de quelques présumés auteurs n’ont pas permis de mettre fin à ce phénomène.
Plusieurs cas emblématiques sont cités, notamment l’assassinat de deux taximen dans les quartiers Mbimbi et Pakanza, des attaques armées contre des opérateurs économiques à Bakailu et Mambabeka, ainsi que des fusillades ciblées ayant coûté la vie ou gravement blessé des jeunes commerçants.
Le cas le plus récent concerne un jeune revendeur blessé par balle le 9 janvier 2025, admis dans un état critique à l’Hôpital Général de Référence d’Oicha.
Face à cette situation, le Parlement des Jeunes d’Oicha condamne fermement ces actes de violence et appelle les services de sécurité à renforcer les patrouilles et à sécuriser l’ensemble des quartiers, en particulier les zones les plus touchées. La structure invite également la population à collaborer étroitement avec la police afin de lutter contre l’insécurité.
Par ailleurs, le Parlement des Jeunes exhorte la jeunesse à rester vigilante, unie et solidaire pour défendre la vie et l’avenir communs. Il recommande la conduite d’enquêtes sérieuses et transparentes sur toutes les fusillades, l’installation de postes de sécurité de proximité, le contrôle strict de la circulation des armes ainsi que la protection spécifique des jeunes travailleurs et opérateurs économiques.
Gires Kasongo
