La situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo a été au centre du briefing de presse tenu le jeudi 8 janvier par le ministre de la Communication et Médias, également porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya.
Au cours de son intervention, le porte-parole du gouvernement est revenu sur la question d’un éventuel dialogue entre Congolais. Il a précisé que le chef de l’État a déjà donné son accord de principe et qu’une feuille de route est en cours d’élaboration avec différentes parties, notamment la Présidence de la République, la CENCO-ECC ainsi que les Églises de réveil.
« Sur le dialogue, le président de la République a déjà donné son accord. Il existe aujourd’hui une feuille de route conjointement préparée par la Présidence, la CENCO-ECC et les Églises de réveil, représentées par l’évêque Ejiba Yamapia », a déclaré Patrick Muyaya.
Le ministre de la Communication a toutefois insisté sur le fait que ce dialogue ne saurait se faire au détriment de la souveraineté nationale.
Selon lui, la véritable crise que traverse le pays est avant tout sécuritaire, causée par l’agression rwandaise et les actions du M23 sur le territoire congolais.
Patrick Muyaya a également souligné que tout dialogue à venir devra se tenir en République démocratique du Congo, précisément à Kinshasa, et interviendra après les processus diplomatiques en cours à Doha et à Washington.
« Être patriote, c’est exiger la justice et la souveraineté avant tout dialogue », a-t-il ajouté.
Par ailleurs, en dehors de l’opposition congolaise, plusieurs personnalités et organisations internationales estiment qu’un dialogue inclusif constitue l’une des voies de sortie de la crise sécuritaire qui secoue l’Est de la RDC.
Zéphyrin Pengume
