Le mardi 17 décembre, la commune d’Oicha, chef-lieu du territoire de Beni, au Nord-Kivu, a été le théâtre d’un événement tragique qui a suscité une vive émotion au sein de la population. Un soldat des FARDC a perdu la vie victime dans une justice populaire, près du centre commercial, dans le quartier de Mbimbi.

Selon des sources sécuritaires, l’incident s’est déroulé sans que l’on puisse donner de précisions sur les circonstances exactes. Le soldat, en uniforme et en transit, a été attaqué par un groupe de jeunes qui l’ont roué de coups avant de prendre la fuite. Cette agression inouïe soulève des questions sur la tension qui règne dans cette région.

Jean De Dieu Kibwana, bourgmestre adjoint d’Oicha, confirme les faits, précisant que le soldat, après avoir été grièvement blessé, a été transporté à l’hôpital général de référence de la place. Il exprime sa profonde condamnation envers cette forme de violence, ajoutant que les coups de feu entendus dans la soirée provenaient des camarades d’armes de la victime, qui tentaient d’intervenir.

Les services de sécurité ont rapidement ouvert une enquête pour identifier et appréhender les auteurs de cet acte. Des jeunes ont déjà été interpellés dans le cadre de cette enquête, témoignant d’une volonté de rétablir l’ordre et la justice.

Des sources locales rapportent que le soldat aurait été confondu avec un membre des forces rebelles de l’ADF. En route vers Mabasele, il aurait mentionné à des témoins qu’il se rendait à Beni. Cette méprise tragique souligne la complexité de la situation sécuritaire dans la région, où la méfiance entre les militaires et la population civile est palpable.

Cet incident tragique met en lumière les défis auxquels fait face la région d’Oicha, entre la lutte contre l’insécurité et les tensions sociales. La communauté se retrouve ainsi à traverser une période difficile, marquée par une quête de justice qui, malheureusement, se transforme parfois en violence.

Gires Kasongo