Le Conseil communal de la jeunesse de Bungulu, en ville de Beni, a organisé vendredi 13 février une session d’éveil de conscience autour de la sécurité communautaire. L’activité, appuyée techniquement et logistiquement par Ubuntu Panafrika et coordonnée par le Parlement Urbain des Jeunes de Beni, s’inscrit dans le cadre du projet intitulé «Wapi jiwe langu kwa usalama wa Mashariki ya Kongo».

Placée sous le thème « les défis du mariage civilo-militaire en commune de Bungulu », la rencontre visait à encourager le dialogue entre la population et les forces de sécurité. Les participants ont souligné que cette collaboration est essentielle pour restaurer la paix dans une région confrontée à une insécurité persistante, marquée notamment par le banditisme et la menace des rebelles Allied Democratic Forces.

Au cours des échanges, certains jeunes ont dénoncé des comportements isolés attribués à des éléments des forces de sécurité, qu’ils estiment parfois liés à des incidents sécuritaires. Une préoccupation qui a alimenté le débat sur la nécessité de renforcer la confiance mutuelle.

Shukurani Munganga, représentant du conseil communal de la jeunesse de Bungulu, a insisté sur le rôle des leaders communautaires dans la recherche de solutions durables.

«Face à la terreur qui sévit dans la commune de Bungulu, nous, leaders communautaires, devons nous impliquer pour espérer une paix durable. Nos attentes sont que la confiance soit renouvelée envers nos vaillants militaires. À l’avenir, nous souhaitons associer des militaires à ce type d’échanges», a-t-il déclaré.

Réagissant à ces propos, Maître Fidèle Ubuntu a appelé à la prudence dans les jugements portés sur les forces de sécurité. «Lorsqu’un militaire commet une erreur, il ne faut pas généraliser. Tous les militaires ne se rendent pas coupables de fautes», a-t-il souligné.

Il a par ailleurs encouragé la population à dénoncer les abus, qu’ils proviennent des forces de sécurité ou d’autres acteurs, tout en annonçant l’organisation prochaine d’un cadre d’échanges entre jeunes, autorités militaires et policières.

Gires Kasongo