Les forces armées béninoises ont annoncé avoir pris le contrôle du pays, déclarant la dissolution des institutions et la destitution du président Patrice Talon. Cette déclaration, diffusée en continu sur la SRTB, marque un tournant brutal dans la vie politique nationale et plonge le pays dans une phase d’incertitude.

Un Comité militaire pour la Refondation (CMR) a été proclamé pour assurer la transition, sous la direction du Lieutenant-Colonel Tigri Pascal. Les nouvelles autorités militaires se présentent comme garantes d’un renouveau institutionnel, promettant une réorganisation profonde du fonctionnement de l’État.

Depuis plusieurs années, le climat politique au Bénin était marqué par des tensions autour des réformes institutionnelles et des contestations électorales. Les opposants accusaient le pouvoir de restreindre les libertés politiques, tandis que le gouvernement défendait la nécessité de moderniser les institutions. Ce coup de force s’inscrit ainsi dans un contexte de méfiance croissante entre dirigeants, population et armée.

Au delà du contexte politique béninois, la chute de Patrice Talon marque l’incertitude qui caractérise l’espace politique en Afrique avec de coups d’États qui se multiplient alors que très peu donnent vraiment un réel espoir aux peuples.

JAM