L’Iran a convoqué l’ambassadeur de France à Téhéran pour protester contre la gestion par les autorités françaises des mobilisations organisées dans plusieurs lycées de l’Hexagone. La diplomatie iranienne affirme vouloir dénoncer des faits qu’elle considère comme des violences policières contre des élèves mobilisés.
Selon les autorités iraniennes, des interventions des forces de l’ordre auraient notamment eu lieu aux abords, voire à l’intérieur de certains établissements scolaires. Téhéran dénonce des méthodes jugées disproportionnées et estime que les élèves doivent pouvoir exprimer leurs revendications dans le respect du droit de manifester pacifiquement.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a également fait part de sa préoccupation concernant ce qu’il présente comme des intrusions policières dans des salles de classe. Pour Téhéran, les établissements scolaires doivent rester des espaces protégés et les interventions des forces de sécurité doivent être strictement encadrées.
À travers cette convocation diplomatique, l’Iran demande donc aux autorités françaises de respecter les libertés publiques et les engagements internationaux de la France. Téhéran appelle notamment Paris à garantir le droit à la manifestation pacifique et à éviter tout recours excessif à la force.
Cette prise de position intervient dans un contexte déjà marqué par de fortes tensions diplomatiques entre l’Iran et plusieurs pays occidentaux, dont la France. La question des libertés publiques et des droits humains constitue régulièrement un sujet de confrontation entre Téhéran et les capitales européennes.
La France n’a pas, à ce stade, modifié sa position sur la gestion des mobilisations lycéennes. La convocation de son ambassadeur par les autorités iraniennes traduit néanmoins la volonté de Téhéran de porter cette affaire sur le terrain diplomatique et d’interpeller Paris sur le respect des droits fondamentaux.
Rédaction
