L’incendie meurtrier ayant causé la mort de plusieurs élèves, jeudi 10 septembre à Kadutu, dans la ville de Bukavu, au Sud-Kivu, continue de susciter une vague d’indignation dans la sphère politico-sociale congolaise.
Après ce drame survenu dans les écoles Ujamaa et Furaha, où plus de 20 élèves auraient perdu la vie, selon plusieurs sources concordantes, l’opposant Martin Fayulu dénonce l’incapacité du gouvernement congolais à exercer pleinement son autorité dans la ville de Bukavu.
Dans un message de condoléances adressé aux familles touchées, le président de l’ECiDé a exprimé sa compassion face à cette tragédie, tout en déplorant la répétition des incendies meurtriers dans la ville.
« Mes condoléances aux familles frappées par l’incendie de Kadutu », a écrit Martin Fayulu, qui estime que ces drames tendent à devenir une « tragique banalité » à Bukavu.
Pour l’opposant, cette situation traduit une défaillance plus profonde dans l’exercice de l’autorité publique, alors que Bukavu reste confrontée à un contexte sécuritaire et administratif particulièrement préoccupant.
Martin Fayulu a également critiqué la gestion de la situation par le pouvoir central. Selon lui, le gouvernement, incapable d’exercer pleinement son autorité, se retrouve à composer avec ceux qui occupent actuellement la ville, une situation qu’il juge particulièrement grave pour l’État congolais.
« Quelle honte pour la République ! », a conclu l’opposant, faisant de ce drame un nouveau sujet de critique à l’égard des autorités nationales.
L’incendie de Kadutu relance ainsi les interrogations sur la protection des populations civiles, la sécurité des établissements scolaires et la capacité des autorités à prévenir de nouvelles catastrophes dans une ville déjà durement éprouvée par les violences et l’instabilité.
Zephyrin Amboka Pengume
