Les lignes bougent du côté de la diplomatie, isolant de plus en plus le Rwanda de Paul Kagame, dont la présence de son armée sur le sol congolais cause des dégâts, notamment dans la ville de Goma, depuis une dizaine de jours. Lors de la 37e session du Conseil des droits de l’homme, tenue ce vendredi 7 février à Genève, le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a adopté une résolution marquante qui reconnaît explicitement la responsabilité du Rwanda dans les exactions commises dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Cette résolution, présentée par la RDC et adoptée sans vote, constitue une première depuis la résurgence de la crise en 2022. Face aux exactions, massacres et violations des droits de l’homme, le Rwanda ne pourra donc plus s’en tirer comme si de rien n’était. Le Conseil des droits de l’homme veut en savoir plus sur ce qui s’est réellement passé lors de l’invasion de la ville de Goma.
Une enquête internationale pour documenter les violations des droits de l’homme, notamment les exécutions sommaires, les violences sexuelles et les déplacements forcés de civils, attribuées à l’armée rwandaise et au groupe terroriste RDF/M23, sera initiée.
Cette décision représente un tournant diplomatique majeur, car elle isole davantage le Rwanda sur la scène internationale et renforce la position de la RDC. Le texte exige également un retrait immédiat des troupes rwandaises du territoire congolais et appelle à des sanctions contre les responsables identifiés.
Pour bon nombre de Congolais, par cette résolution, la communauté internationale doit agir avec des actions concrètes et aller jusqu’au bout de ces décisions pour enfin stopper net le président rwandais Paul Kagame, qui semble ne pas vouloir prêter attention à l’appel de la communauté internationale.
JAM
