La question très débattue du changement/de la révision constitutionnelle a été évoquée par le chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, le mercredi **6 mai**, lors de sa conférence de presse tenue à la Cité de l’Union africaine.
Pour le chef de l’État congolais, la révision de la Constitution est nécessaire pour répondre aux exigences du gouvernement américain dans son partenariat avec la RDC. En effet, ce partenariat exige des réformes de la justice, et celles-ci ne se feraient pas sans réviser la Constitution.
« Depuis que je suis à la tête de ce pays, je me rends compte des entraves qu’il y a.
Aujourd’hui, nous parlons des partenariats avec les États-Unis. Dans ce partenariat, les Américains nous ont exigé certaines réformes qui doivent se faire au niveau de la justice. Ces réformes ne se feront pas sans réviser la Constitution.
Vous allez nous interdire de la toucher parce qu’il y a un groupe de gens qui ne veut pas qu’on touche à la Constitution, et on va condamner tout un pays, toute une nation, pour faire plaisir à ce groupe de gens », a précisé Félix Tshisekedi, chef de l’État congolais.
Par ailleurs, pour le chef de l’État congolais, le problème de la République démocratique du Congo, ce sont les « nyosologues », ceux qui savent et ceux qui ne savent pas, qui croient tout connaître alors qu’ils ne connaissent rien. Ce sont eux qui pourrissent la vie et, avec les réseaux sociaux, les choses vont trop vite : ils organisent des débats dont ils n’ont même pas l’expertise.
Après ces affirmations du président Félix Tshisekedi, le débat sur la révision de la Constitution semble être clos. Cependant, une question, non moins importante, reste pendante :
S’agira-t-il du changement ou de la révision de la loi fondamentale ?
Zéphyrin Amboka Pengume
