Le président de la République, Félix Tshisekedi, a apporté des éclaircissements sur l’affaire des migrants expulsés des États-Unis, un dossier qui suscite une vive polémique dans les milieux politiques congolais.
Lors de la conférence de presse qu’il a animée le mercredi 6 mai 2026, le chef de l’État a expliqué les contours de l’accueil de ces migrants en RDC, qu’il présente comme un service rendu aux États-Unis dans le cadre du partenariat entre les deux pays.
« C’est un accord que nous avons passé avec le partenaire américain. J’insiste sur le mot “partenaire”, parce qu’entre partenaires, on se rend des services. C’est un simple service que les Américains nous ont demandé en nous priant d’héberger des personnes qui avaient demandé l’asile aux États-Unis et qui ont été déboutées de ce droit. Nous avons posé des conditions : la première est qu’ils ne soient pas des “bad boys” et la deuxième est qu’ils ne viennent pas être détenus ici », a déclaré le premier citoyen congolais.
Le chef de l’État a également insisté sur le fait que ces migrants sont libres de quitter le pays quand ils le souhaiteront. Il a précisé qu’aucun fonds du Trésor public congolais ne sera utilisé pour leur rapatriement.
Cette affaire des migrants continue de faire couler beaucoup d’encre et de salive en RDC. Plusieurs voix de l’opposition ainsi que des organisations de la société civile se sont élevées contre la présence de ces migrants sur le sol congolais. Cette sortie médiatique du président de la République pourrait ainsi contribuer à apaiser les tensions.
Signalons que depuis l’arrivée, le 17 avril dernier à Kinshasa, du premier groupe composé de 15 migrants, aucun autre contingent n’a été accueilli.
Zéphyrin Amboka Pengume
