Les réactions commencent à affluer après la conférence de presse du chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi, tenue le mercredi 6 mai 2026 à la Cité de l’Union africaine.
Parmi les premières prises de position figure celle du président du parti Envol, Delly Sesanga. Intervenant sur Top Congo, il a estimé que, par cette conférence de presse, Félix Tshisekedi ne dissimule plus ses ambitions de révision constitutionnelle.
«Les masques sont tombés et plus personne ne doute de ce que nous dénonçons depuis plusieurs mois. C’est un Félix Tshisekedi qui manœuvre désormais pour un troisième mandat, à travers la recherche effrénée d’un plébiscite sous forme de référendum qui n’a ni tête ni queue», a fustigé le président de l’Envol.
Pour Delly Sesanga, cette posture du chef de l’État constitue un reniement de l’héritage de son père, Étienne Tshisekedi, tant sur le plan idéologique que politique. Il rappelle que ce dernier s’était opposé pendant plusieurs années au président Mobutu, notamment en raison de son maintien prolongé au pouvoir.
En outre, Delly Sesanga estime que cette sortie médiatique du chef de l’État «tue une fois de plus les martyrs de la démocratie», citant notamment Rossy Mukendi, Thérèse Kapanga et Yves Kulula, qui ont, selon lui, sacrifié leur vie pour la défense de la Constitution. Il affirme également que cette situation conforte la thèse de l’opposition selon laquelle le pouvoir instrumentalise la guerre à des fins politiques.
Le président de l’Envol a par ailleurs critiqué la déclaration du chef de l’État justifiant la non-tenue des élections en 2028 par la persistance de la guerre.
Il convient de rappeler que, lors de cette conférence de presse, Félix Tshisekedi a déclaré ne pas être en quête d’un troisième mandat, sauf si le peuple le lui demande.
Zéphyrin Amboka Pengume
