Le débat sur l’avenir institutionnel de la République démocratique du Congo continue de susciter des réactions au sein de la classe politique.

Dans ce contexte, l’ancien ministre des relations avec le parlement et acteur politique Lisanga Bonganga s’est prononcé en faveur d’un changement de la Constitution, car selon lui , certaines garanties fondamentales de la démocratie devraient être davantage consacrées dans la Loi fondamentale.

Prenant position sur la question, Lisanga Bonganga estime que l’actuelle Constitution présente, selon lui, une lacune majeure : l’absence d’un principe interdisant explicitement le recours aux armes comme moyen de conquête du pouvoir ;

 » L’un des principes majeurs de la démocratie qui manque dans l’actuelle Constitution est celui de ne plus jamais recourir aux armes pour prendre le pouvoir « , a-t-il déclaré.

Pour l’homme politique, cette disposition devrait être intégrée dans la future Constitution afin de renforcer la culture démocratique et de consacrer le principe d’une accession au pouvoir exclusivement par des voies pacifiques et institutionnelles.

Il considère que l’inscription de ce principe constituerait une garantie supplémentaire contre les prises de pouvoir par la force et contribuerait à consolider la stabilité politique du pays.

Sur cette base, Lisanga Bonganga défend l’idée que la révision ou le changement du texte constitutionnel ne devrait plus être considéré comme une simple option politique;

« D’où la nécessité d’inscrire ce principe dans la Constitution. De ce fait, le changement de Constitution devient donc inéluctable, inévitable, incontournable », a-t-il affirmé.

Cette prise de position intervient alors que la question d’une éventuelle modification ou d’un changement de la Constitution demeure l’un des sujets les plus sensibles du débat politique congolais.

Elle devrait continuer à alimenter les discussions entre acteurs politiques, société civile et citoyens, notamment sur les garanties démocratiques, les mécanismes de succession au pouvoir et la préservation de la paix en République démocratique du Congo.

Au-delà des divergences autour du texte constitutionnel, le débat pose ainsi une question centrale : comment garantir durablement que l’alternance politique en RDC se fasse par les urnes et non par les armes ? Pour Lisanga Bonganga, la réponse passe notamment par une nouvelle consécration constitutionnelle de ce principe.

Cette déclaration de Lisanga Bonganga relance le débat sur cette question face à l’opposition C64 qui projette une marche le 15 septembre prochain jour de la rentrée parlementaire, au palais du peuple pour protester contre toute tentative éventuelle révision de la loi fondamentale .

Zephyrin Amboka Pengume