Le parti d’opposition Nouvelle Génération pour l’Émergence du Congo (NOGEC) réagit à la clôture du deuxième round des négociations entre le gouvernement congolais et la coalition AFC/M23, organisé en Suisse après sept jours de discussions.
Dans un communiqué politique publié le 24 août 2026, la formation politique proche de Constant Mutamba critique notamment les discussions portant sur un éventuel cessez-le-feu ainsi que sur l’échange de prisonniers.
Selon la NOGEC, la participation des représentants des États-Unis, du Qatar et du Togo aux discussions constitue une étape importante dans la recherche d’une issue au conflit qui sévit dans l’est de la République démocratique du Congo.
Le parti s’interroge toutefois sur le choix du gouvernement de négocier avec l’AFC/M23 et, dans ce contexte, d’envisager la libération de personnes détenues et présentées par la formation comme des rebelles.
Pour la NOGEC, cette situation contraste avec le maintien en détention de son leader, Constant Mutamba, que le parti présente comme ayant contribué, par le passé, à l’arrestation et à la condamnation de certains membres de cette mouvance.
La formation d’opposition qualifie par ailleurs les poursuites judiciaires engagées contre son dirigeant de « complot politico-judiciaire ». Elle affirme que Constant Mutamba aurait été « sacrifié » dans le cadre des négociations en cours. Ces accusations constituent la position politique de la NOGEC et ne sont pas établies comme des faits judiciaires dans son communiqué.
Le parti demande au gouvernement de clarifier le message envoyé à la population à travers ces décisions. Il estime que toute libération de prisonniers dans le cadre du processus de paix devrait être cohérente avec le traitement réservé aux autres personnes détenues, notamment son président.
La NOGEC dénonce ainsi ce qu’elle considère comme une attitude contraire aux intérêts de la République et à la mémoire des victimes de la guerre dans l’est du pays.
Dans sa déclaration, la formation appelle ses militants et la population congolaise à rester mobilisés derrière Constant Mutamba et met en garde contre toute atteinte à sa sécurité ou à son intégrité physique.
Elle exige enfin sa libération sans condition et réaffirme son engagement politique à travers le mot d’ordre : « Résistance ».
Alors que les discussions entre Kinshasa et l’AFC/M23 se poursuivent à la recherche d’une issue au conflit, la position de la NOGEC vient alimenter le débat politique autour du processus de paix.
Pour le parti, la question reste celle de la cohérence entre les concessions envisagées dans le cadre des négociations et le sort réservé à ses propres responsables détenus.
Zephyrin Amboka Pengume
