Dans les ruelles et les parcelles de la troisième circonscription électorale de Ouenzé, le député Romi Oyo a choisi une méthode de campagne qui tranche avec les grands rassemblements politiques. À l’approche de l’élection présidentielle du 15 mars, l’élu membre du Parti congolais du travail (PCT) privilégie une stratégie de proximité : le porte-à-porte.
Dans les quartiers de cet arrondissement populaire de Brazzaville, Romi Oyo va à la rencontre directe de ses mandants. Parcelle après parcelle, il échange avec les habitants, écoute leurs préoccupations et mobilise autour de la candidature du président sortant Denis Sassou Nguesso.
Pour le député, cette approche permet de mesurer concrètement l’état d’esprit de la population.
« Toutes ces parcelles me semblent rassurées, peut-être pas à 100 %, mais à 70 %. C’est là que je touche directement les acteurs potentiels. Et les retours sont possibles », explique-t-il.
Cette démarche s’inscrit dans les orientations données lors du lancement de la campagne présidentielle le 28 février à Pointe-Noire. Les cadres et militants du parti ont été encouragés à se rapprocher des électeurs afin de renforcer le dialogue avec la base.
« Cette campagne s’inscrit dans les consignes données par notre candidat président, pour faire des portes-à-portes vers nos mandants. Dès le début, nous avons adopté ce type de campagne », précise le parlementaire.
Jeune responsable politique, Romi Oyo revendique également une implication personnelle sur le terrain. L’élu affirme connaître les réalités quotidiennes de cette circonscription où il a grandi.
Au-delà de la mobilisation électorale, le député met en avant un message centré sur la paix, la stabilité et le développement du pays. Dans un contexte de campagne où les partis multiplient meetings et caravanes, cette stratégie de proximité vise à renforcer la confiance entre l’élu et les habitants de Ouenzé.
À quelques jours du scrutin, ces échanges directs pourraient peser dans la mobilisation de l’électorat de cette circonscription considérée comme un bastion du PCT dans la capitale congolaise.
Eunice Mukika, Envoyée spéciale
