À l’occasion de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes prévue le 8 mars, la Commission nationale des droits de l’homme du Congo (CNDH) a appelé les pouvoirs publics à renforcer l’application effective des lois garantissant l’égalité entre les sexes et la protection des femmes contre toutes les formes de discrimination et de violence. Cet appel a été lancé dans un communiqué signé par son président, Casimir Ndomba.
« Droits, justice, action pour toutes les femmes et les filles » est le thème retenu pour cette année.Cette journée constitue, selon la CNDH, une occasion de promouvoir des politiques publiques sensibles au genre. L’institution encourage notamment des actions concrètes dans les domaines de l’emploi, de l’entrepreneuriat féminin et de la participation des femmes à la vie politique.
La CNDH invite également les acteurs judiciaires et les forces de sécurité à assurer une prise en charge rapide et respectueuse des victimes de violences. Elle exhorte enfin les organisations de la société civile et les communautés à poursuivre les actions de sensibilisation, tout en réaffirmant sa disponibilité à recevoir et à suivre les plaintes liées aux violations des droits des femmes et des filles.
Malgré l’existence de cadres juridiques visant à promouvoir l’égalité entre les sexes, plusieurs organisations de défense des droits humains estiment que leur application reste encore limitée. Les cas de violences domestiques, de discriminations économiques ou encore d’inégalités dans l’accès aux responsabilités continuent d’être signalés dans différentes localités du pays.
Pour de nombreux observateurs, la célébration de la Journée internationale des droits des femmes doit ainsi aller au-delà des commémorations symboliques. Elle devrait surtout servir de levier pour renforcer les mécanismes de protection, améliorer l’accès des femmes à la justice et encourager leur pleine participation au développement social et économique du pays.
Rédaction
