Réunis ce 15 avril au Conseil de sécurité des Nations unies, les États-Unis ont exprimé leur vive préoccupation face à la poursuite de l’implication du Rwanda dans le conflit à l’Est de la République démocratique du Congo.
Lors de son intervention, la représentante américaine a dénoncé une violation des engagements pris par Kigali dans le cadre des accords de Washington conclus avec Kinshasa. Un ton ferme, révélateur de l’agacement croissant de Washington.
« Nous sommes profondément déçus de constater que le Rwanda continue d’exacerber le conflit. Cela constitue une violation de ses obligations au titre des accords de Washington. Nous réitérons notre appel à un retrait immédiat des troupes rwandaises », a-t-elle déclaré devant les membres du Conseil.
Ces accords, signés le 4 décembre 2025 sous la médiation de Donald Trump, prévoyaient notamment l’application de la résolution 2773 du Conseil de sécurité, exigeant le retrait sans condition des forces rwandaises du territoire congolais.
Sur le terrain comme dans l’opinion publique congolaise, ces déclarations suscitent scepticisme et frustration. Plusieurs voix dénoncent l’absence de mesures concrètes pour contraindre Kigali à se retirer.
« Les États-Unis doivent aller au-delà des déclarations. À force de parler sans agir, le Rwanda ne se sent plus menacé. Une réponse plus ferme aurait pu changer la donne », estime Bernard Mushié, pharmacien à Kinshasa.
Alors que les tensions persistent dans l’Est de la RDC, la pression internationale semble s’intensifier, sans pour autant produire, à ce stade, d’effets tangibles sur le terrain.
Zéphyrin Amboka Pengume
