La séance plénière prévue ce mercredi 15 avril 2026 à l’ Assemblée nationale, dédiée à l’examen de la motion de défiance dirigée contre le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Jacquemin Shabani, n’a finalement pas eu lieu. Le bureau de la chambre basse a décidé de la reporter sine die, sans avancer de nouvelle échéance, suscitant interrogations et controverses au sein de la classe politique.
L’annonce de ce report est intervenue dans l’après-midi, par la voix de l’initiateur de la motion, le député national Lady Yangotikala.

Ce dernier déplore une décision de dernière minute qu’il assimile à une stratégie d’obstruction parlementaire visant à empêcher le débat sur sa démarche.

Il estime que ce report porte atteinte au bon fonctionnement des institutions et au droit de contrôle parlementaire.

Le député affirme également faire l’objet de pressions politiques au sein de sa propre famille, l’Union sacrée de la nation.

Selon ses déclarations, certaines figures de cette plateforme exerceraient des influences en vue de le contraindre à retirer sa motion, ce qu’il considère comme une atteinte à la liberté d’initiative parlementaire et à l’indépendance des élus.

Sur le plan procédural, Lady Yangotikala rappelle que le délai réglementaire de 48 heures, prévu entre le dépôt de la motion et son examen en plénière, arrive à échéance sans que la convocation n’ait été effective.

Une situation qu’il juge contraire aux dispositions en vigueur, et susceptible d’alimenter un précédent institutionnel préoccupant.
Insistant sur le respect des textes, l’élu appelle à l’application stricte de la Constitution et du règlement intérieur de l’Assemblée nationale.

Il souligne que seule la plénière, en tant qu’organe souverain, est compétente pour statuer sur la motion, après avoir offert au membre du gouvernement concerné l’opportunité de présenter sa défense devant la représentation nationale.

Dans un contexte politique déjà marqué par des tensions, ce report sine die relance le débat sur la transparence des procédures parlementaires et l’effectivité du contrôle de l’action gouvernementale par les députés nationaux.

Don de Dieu Mbavu