La coordination de la diaspora du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) en Europe a exprimé une vive indignation après le transfert de Dunia Kilanga Nyembo Christian vers la prison militaire de Ndolo, à Kinshasa.
L’information a été rendue publique depuis Paris par Nharly Amisi KM, au nom de la structure.

Selon cette coordination, Dunia Kilanga Nyembo, secrétaire national en charge de la mobilisation et de la propagande du PPRD, également directeur de l’École du parti, aurait été transféré dans la nuit du 13 avril dans des conditions jugées “totalement opaques”, sans notification officielle ni communication des autorités judiciaires ou sécuritaires.
La diaspora du PPRD dénonce une “arrestation arbitraire” et y voit un nouvel épisode illustrant, selon elle, l’affaiblissement progressif de l’État de droit en République démocratique du Congo, ainsi qu’une accentuation des pratiques autoritaires.
Elle estime que cette affaire s’inscrit dans un climat politique marqué par une restriction croissante des libertés publiques et une pression accrue sur les voix critiques, qu’elles soient issues de l’opposition politique ou de la société civile, à travers des méthodes qu’elle juge coercitives et peu transparentes.

Le PPRD s’inquiète par ailleurs du recours à des établissements pénitentiaires militaires pour la détention de civils, une pratique qu’il considère comme une violation grave des droits fondamentaux et des garanties procédurales.

Le parti rappelle que plusieurs organisations internationales ont déjà exprimé des préoccupations concernant l’existence présumée de lieux de détention non officiels ou irréguliers, estimant que ces dérives fragilisent davantage le respect des droits humains.

En conséquence, la coordination de la diaspora exige la libération immédiate de Dunia Kilanga Nyembo Christian, ou à défaut, sa présentation sans délai devant une juridiction compétente, dans le strict respect des procédures légales.

Elle appelle enfin les autorités congolaises à la transparence, et invite les citoyens, la société civile ainsi que la communauté internationale à se mobiliser face à ce qu’elle qualifie de violations graves des principes de l’État de droit et des libertés fondamentales.

Don de Dieu Mbavu