Les dix sélections africaines engagées à la Coupe du monde 2026, organisée aux États-Unis, ont marqué les esprits par des prestations de haut niveau et une détermination remarquable. Même si leurs parcours se sont arrêtés à différents stades de la compétition, elles ont démontré les progrès considérables du football africain et confirmé la capacité du continent à rivaliser désormais avec les meilleures nations de la planète.

Il convient de rappeler que, pendant longtemps, l’accès à la Coupe du monde représentait un véritable défi pour les équipes africaines, souvent limitées par un nombre réduit de places qualificatives et confrontées à une forte concurrence internationale. Mais l’épopée historique du Maroc lors du Mondial 2022, avec une qualification inédite en demi-finale, a profondément changé la perception du football africain et renforcé sa crédibilité sur la scène mondiale.

Pour cette édition 2026, dix représentants africains ont participé à la plus prestigieuse compétition internationale de football, une présence historique qui témoigne des avancées enregistrées par le continent. Grâce à une meilleure structuration des fédérations, à l’émergence de générations talentueuses et à une préparation plus rigoureuse, ces sélections ont obtenu leur qualification avec mérite et ont affiché un niveau de compétitivité rarement atteint auparavant.
Face à plusieurs grandes nations européennes et mondiales, longtemps considérées comme les favorites du tournoi, les équipes africaines ont répondu présentes.

Elles ont livré des rencontres intenses, affiché une grande discipline tactique et prouvé qu’elles ne figuraient plus parmi les simples outsiders, mais qu’elles étaient devenues de véritables prétendantes capables de créer la surprise.

Parmi les formations qui ont marqué cette édition figure la République démocratique du Congo. Après 52 années d’attente, les Léopards ont retrouvé la scène mondiale avec ambition et fierté. Dans un groupe particulièrement relevé, la sélection congolaise a terminé son parcours avec quatre points.

Malgré une défaite concédée face à l’Angleterre, elle quitte la compétition avec les honneurs, portée par une combativité exemplaire et une image positive auprès des observateurs.

Le Cap-Vert a également écrit une page importante de son histoire. Pour sa première participation à une Coupe du monde, la sélection capverdienne a réalisé une performance remarquable en tenant tête à l’Argentine, championne du monde en titre et grande favorite du tournoi. En résistant jusqu’aux dernières minutes du temps additionnel, les Requins bleus ont démontré que leur présence dans cette compétition n’était pas le fruit du hasard, mais le résultat d’une progression constante.

Au-delà des résultats, cette Coupe du monde 2026 constitue un véritable signal fort pour le football africain. Les équipes du continent ont gagné en maturité, en organisation et en confiance. Elles ont confirmé qu’elles pouvaient rivaliser avec les grandes puissances du football mondial et qu’elles disposaient désormais des armes nécessaires pour viser plus haut.

Si cette dynamique se poursuit, l’Afrique peut légitimement nourrir de grandes ambitions pour les prochaines éditions de la Coupe du monde et espérer franchir un nouveau palier : celui de remporter un jour le trophée mondial.

Don de Dieu Mbavu
KABUIKU NSINGI EXAUCÉ stagiaire