L’Égypte a cru tenir l’un des plus grands exploits de son histoire. À onze minutes du terme, les Pharaons menaient encore 2-0 face à l’Argentine et semblaient se diriger vers une qualification historique. Mais en quelques minutes, tout a basculé. Portée par une fin de match spectaculaire, l’Albiceleste a renversé la rencontre pour s’imposer 3-2, dans un scénario qui a laissé place à une vive controverse autour de l’arbitrage.

Au coup de sifflet final de l’arbitre français François Letexier, la joie du camp argentin contrastait avec la colère des Égyptiens. Joueurs et membres du staff ont immédiatement contesté plusieurs décisions arbitrales, estimant qu’elles avaient profondément influencé l’issue de la rencontre.

En conférence de presse, le sélectionneur égyptien Hossam Hassan a livré une réaction particulièrement virulente.

« Si la FIFA voulait que l’Argentine gagne, alors pourquoi nous faire jouer ? », a-t-il déclaré devant les journalistes.

Le technicien égyptien estime que son équipe a été lésée par plusieurs décisions qu’il juge incompréhensibles, notamment un but refusé après intervention de la VAR ainsi qu’une demande de penalty qui, selon lui, aurait dû être accordée.
Selon Hossam Hassan, ces décisions ont complètement changé la physionomie du match. Alors que les Pharaons semblaient maîtriser leur adversaire, la rencontre a basculé en faveur des champions du monde en titre dans les dernières minutes.

Visiblement très affecté par cette élimination, le sélectionneur a également affirmé qu’il ne suivrait plus le reste de la compétition, estimant que cette issue était extrêmement difficile à accepter.

Un geste polémique sur le banc

La tension est également montée d’un cran sur le bord de la pelouse. Au cours de la rencontre, Hossam Hassan a effectué le geste en forme de « X », symbole intégré au protocole antiracisme de la FIFA pour signaler un incident présumé de discrimination.

Le jeu n’a toutefois pas été interrompu et l’entraîneur a écopé d’un carton jaune. Les circonstances exactes de ce geste et les raisons pour lesquelles le protocole n’a pas été activé alimentent depuis de nombreuses interrogations. Au moment de la publication de cet article, la FIFA n’avait pas encore communiqué officiellement sur cet épisode.

La VAR de nouveau au cœur des débats

Au-delà du résultat, cette rencontre relance les discussions sur l’utilisation de l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) lors des grandes compétitions internationales. Si cette technologie a été mise en place pour limiter les erreurs manifestes, certaines de ses interventions continuent de susciter de vives contestations, nourrissant le sentiment d’incompréhension chez les joueurs, les entraîneurs et les supporters.

À ce stade, aucune preuve ne permet d’étayer les accusations formulées par le sélectionneur égyptien. La FIFA n’a, pour l’heure, apporté aucune réponse publique à ses déclarations. Les propos de Hossam Hassan demeurent donc des allégations, exprimées dans le contexte d’une élimination particulièrement douloureuse.

Une chose est néanmoins certaine : si la qualification de l’Argentine est désormais acquise, les débats sur l’arbitrage, la VAR et l’application des protocoles de la FIFA sont loin d’être clos. Cette fin de match restera sans doute comme l’un des épisodes les plus controversés de cette Coupe du monde.

Don de Dieu Mbavu
Josué Kinkela Tshimbulu stagiaire