Une réunion de la dernière chance, qui s’apparente à un ultime round avant la signature d’un avant-projet de cessez-le-feu définitif dans l’Est de la RDC, s’est tenue ce mercredi 30 avril à Doha. Elle a réuni les délégués de la République démocratique du Congo, du Rwanda, des États-Unis, de la France ainsi que du Togo, ce dernier représentant l’Union africaine.

Cette réunion cruciale, intervenue deux jours avant la signature prévue de l’avant-projet de cessez-le-feu, a permis d’aborder les différentes pistes envisageables pour un retour durable de la paix, non seulement dans l’Est de la RDC, mais également dans toute la région des Grands Lacs.

Cette rencontre de haut niveau, qui semble avoir écarté la coalition AFC-M23 des discussions, s’inscrit dans un contexte particulier. En effet, le 2 mai prochain, à Washington, la délégation congolaise sera attendue pour finaliser et formaliser un partenariat stratégique avec les États-Unis concernant l’exploitation des minerais. Cette cérémonie devrait être précédée par la signature, toujours à Doha, de l’avant-projet de cessez-le-feu définitif avec le Rwanda.

Dans ce contexte controversé à l’échelle nationale, plusieurs voix s’élèvent déjà. C’est le cas notamment de Denis Mukwege, qui, dans une lettre ouverte adressée au président Félix Tshisekedi, dénonce ce qu’il qualifie de « bradage » des ressources minières.

Le mardi 29 avril, la ministre belge des Affaires étrangères a, pour sa part, rappelé aux autorités congolaises la nécessité de rester « vigilantes » quant à la nature de l’accord et aux initiatives menées par les Américains à Doha.

Faustin Kalenga