Depuis le week-end dernier, des mouvements de retrait des rebelles de l’AFC-M23, se sont observés dans les plaines de Ruzizi et plusieurs autres villages dans la province du Sud-Kivu. Des troupes de la rébellion soutenue par le Rwanda, ont presque quitté le territoire du Sud-Kivu de manière unilatérale et sans pression, «preuve de bonne foi», afin de respecter notamment le cessez-le-feu, a indiqué Corneille Naanga, coordonnateur de la rébellion AFC-M23.

Un argumentaire vite rejeté par les forces loyalistes de l’armée Congolaise (FARDC), qui parlent des pressions aussi bien militaires que diplomatiques, ayant causé le retrait des rebelles de l’AFC-M23.

«Il ne s’agit nullement pas de d’un retrait unilatéral, comme on veut le faire croire à l’opinion, mais plutôt la pression de nos troupes qui récupèrent toutes les zones occupées par l’ennemi et des pressions diplomatiques de Washington», confie le porte-parole de l’armée Sukola II.

Pour rappel, le 7 mai dernier, s’adressant au secrétaire d’état Américain Marco Rubio, le coordonnateur de l’AFC-M23, avait dénoncé une politique de deux poids deux mesures, estimant que le régime de Kinshasa, bénéficierait d’une largesse de la part de Washington, au nom des accords signés le 4 décembre 2025, sans tenir compte des réalités sur terrain.

Faustin Kalenga