Une réunion spéciale du Conseil de sécurité des Nations unies (CSNU) s’est tenue le 12 décembre afin d’examiner la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), marquée par des attaques répétées, notamment à l’aide d’armes tactiques, attribuées au Rwanda contre la population civile.

Convoquée à la demande de la RDC, cette session du Conseil de sécurité a permis d’analyser une crise qui, depuis plus de trois décennies, continue de faire de nombreuses victimes dans la partie orientale du pays.

Réagissant à ces attaques, les États-Unis ont qualifié le Rwanda, dirigé par le président Paul Kagame, de «saboteur» des accords de Washington, signés avec la RDC sous l’égide du président américain Donald Trump.

Face à ce qu’ils considèrent comme un sabotage, les États-Unis ont affirmé qu’ils mettraient tous les moyens en leur possession pour empêcher que de tels actes ne se reproduisent.

«Nous utiliserons tous les outils à notre disposition pour tenir le Rwanda responsable et exiger le retrait immédiat des troupes rwandaises du sol congolais », a déclaré Michael Waltz, représentant a.i. des États-Unis auprès des Nations unies

Dans son allocution, Michael Waltz a indiqué que les États-Unis disposent de rapports impliquant le Rwanda dans l’utilisation de drones suicides, le recours accru à l’artillerie lourde par le Rwanda et son supplétif le M23, ainsi que des frappes menées par le Rwanda sur le territoire burundais.

En outre, Michael Waltz a appelé le Rwanda à respecter ses engagements et à reconnaître pleinement le gouvernement de la République démocratique du Congo, ainsi que son droit de défendre son territoire et son droit souverain d’inviter les forces burundaises sur son sol.

Zéphyrin Pengume