La guerre est presque déclarée entre les présidents de deux chambres du parlement sur la désignation du nouveau juge à la cour constitutionnelle.
A l’origine, le remplacement du juge Mungulu décédé il y a quelques années alors qu’il appartient ce jour au parlement de trouver son successeur.
Loin de faire l’unanimité entre les deux chefs de grandes institutions de la République démocratique du Congo, (Sénat et Assemblée nationale), la désignation du nouveau juge se trouve être l’affaire de la gestion des contentieux électoraux avenirs.
Alors que Modeste Bahati, président du Sénat a dans une correspondance le weekend dernier, transmis à son collègue de l’Assemblée nationale le nom du nouveau juge de la cour constitutionnelle, Christophe Mbosso a par le même canal, désapprouvé la démarche de son collègue qu’il qualifie de “pratique non républicaine”.
« Je tiens à vous exprimer au nom des honorables députés et du mien propre, toute notre désapprobation vis-à-vis de ce genre de pratique non républicaine qui ne permette nullement la parfaite collaboration institutionnelle entre nos deux chambres et ne reflète guère la sincérité de nos rapports», écrit Christophe Mbosso à Bahati.
Par ailleurs, le speaker de la chambre basse du parlement dit s’en tenir à la l’organisation du congrès “seul organe ” habilité à départager les deux chambres par un vote au sujet de la désignation du jour constitutionnel.
Christophe Mbosso dénonce également une violation de l’article 158 de la constitution et l’article 42 du règlement d’ordre intérieur qui insiste sur la tenue d’un congrès pour trancher sur le dossier.
Pour rappel, le chef de l’État, a saisi le 13 mai dernier les deux chambres du parlement via une correspondance de se designer un nouveau juge de la cour constitutionnelle en remplacement de celui décédé il y a quelques années.
Faustin Kalenga
