Le président du Sénat, Jean‑Michel Sama Lukonde, a réaffirmé ce 16 mars la disponibilité de la chambre haute du Parlement à contribuer à l’initiative d’un dialogue politique en République démocratique du Congo.
Il l’a déclaré lors de l’ouverture de la session ordinaire de mars du Parlement au Palais du Peuple.
Selon Jean-Michel Sama Lukonde, ce dialogue doit constituer un instrument de consolidation nationale face aux agressions et aux tentatives de déstabilisation auxquelles le pays est confronté.
«Nous réaffirmons notre disponibilité à contribuer à cette initiative, dans le strict respect du cadre institutionnel et dans l’intérêt supérieur de la Nation. Face aux agressions et aux tentatives de déstabilisation dont notre pays est victime, le dialogue doit demeurer un instrument de consolidation de la paix, de renforcement de l’autorité de l’État et de préservation de la solidité des institutions», a-t-il déclaré.
Le président du Sénat a également réitéré la volonté de cette institution de s’inscrire dans cette dynamique de dialogue, conformément aux initiatives prises par le chef de l’État, Félix Tshisekedi.
Toutefois, les avis demeurent partagés sur la tenue d’un dialogue politique en RDC.
D’un côté, certains acteurs plaident pour un dialogue inclusif regroupant toutes les forces vives de la nation, sous l’égide des confessions religieuses, notamment la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et l’Église du Christ au Congo (ECC).
De l’autre côté, certains estiment que les groupes ayant pris les armes contre la République ne devraient pas participer à ces discussions.
Ils considèrent plutôt que ce dialogue devrait être convoqué et encadré par le chef de l’État.
Zéphyrin Amboka Pengume
