La République d’Angola a été officiellement désignée, lundi 9 février, pour entamer les discussions et consultations avec les parties prenantes, en vue de baliser la voie à une convocation future d’un Dialogue National Inclusif en République Démocratique du Congo.
L’annonce a été faite par les services de communication de la présidence angolaise, à l’issue d’une réunion entre les présidents João Lourenço d’Angola, président en exercice de l’Union africaine, Faure Gnassingbé, président du Conseil présidentiel du Togo et médiateur désigné par l’Union africaine, Félix Tshisekedi, président de la République Démocratique du Congo, et l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo, représentant les anciens chefs d’État désignés par l’Union africaine.
Ces quatre personnalités ont longuement échangé sur la problématique sécuritaire liée non seulement à l’est de la RDC, mais aussi à la région des Grands Lacs. Ils ont convenu de la mise en œuvre d’un cessez-le-feu immédiat, à compter de ce jour, entre le M23 et le gouvernement congolais, de la mise en œuvre des accords signés le 4 décembre 2025 à Washington et de la résolution 2773 de l’ONU, exigeant le retrait immédiat des troupes rwandaises du sol congolais.
Devant les diplomates accrédités à Kinshasa, Félix Tshisekedi a rappelé avec fermeté la tenue, sur le sol congolais, du Dialogue National, dans le respect total des institutions issues des élections de décembre 2023. Une proposition vite rejetée par les ténors de l’opposition, évoquant les conditions sécuritaires non garanties.
Faustin Kalenga
