L’Organisation non Gouvernementale de défense des Droits de l’Homme, dénommée Haki Zabinadamu Maniema (HBM), accuse l’inspection générale des finances de violer le principe de confidentialité en « publiant les conclusions de ses enquêtes ».
Selon HBM, l’Inspection Générale des Finances (IGF) devrait se limiter à préparer son rapport sur le dossier Bukanga Lonzo et l’envoyer à qui de droit au lieu de mettre sur la place publique les conclusions de ses enquêtes.
« L’IGF est en train de violer le principe sacro-saint de confidentialité d’un procès au niveau pré-juridictionnel, au niveau préparatoire. Vous savez que l’IGF devrait se limiter juste à faire son rapport et envoyer au parquet », a déclaré mercredi 19 mai, Raphaël Upelele Lokenga, président de l’ONG.
Pour lui, ni l’Inspection Générale des Finances encore moins le parquet n’est autorisé à divulguer les éléments du rapport qui ne sont que des allégations non confrontées par la personne citée jouissant de la présomption d’innocence.
Par ailleurs, le sénateur Augustin Matata Ponyo, cité dans le dossier Bukanga Lonzo, avait lui aussi, dans son discours prononcé devant ses collègues le 14 mai dernier, dénoncé ce « manquement ».
« L’IGF a préféré remettre le rapport aux journalistes et non pas à la personne incriminée. Et pour votre information, il n’y a pas eu de séances de contradiction entre l’équipe de l’IGF et l’incriminé, ce qui est contraire aux règles élémentaires d’audit », avait fait savoir Matata Ponyo
Tshokuta ben andré
