L’ancienne ministre congolaise des Droits humains, Marie-Ange Mushobekwa, a réagi, lundi 7 septembre, lors d’un Live Space sur X, à la situation des droits humains en République démocratique du Congo.

Selon elle, la situation des droits humains en RDC s’est considérablement dégradée depuis son départ du gouvernement en 2019. Elle affirme qu’aucun de ses quatre successeurs n’aurait, à ses yeux, suffisamment condamné les abus présumés commis par les forces de sécurité.

Cette ancienne membre du dernier gouvernement de Joseph Kabila cite notamment la répression meurtrière à Goma, dont elle estime le bilan à environ 300 morts, déplorant l’absence, selon elle, de véritables suites judiciaires.

Elle évoque également l’enlèvement présumé de l’ancien président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku, ainsi que l’arrestation à domicile d’Emmanuel Ramazani Shadary. Marie-Ange Mushobekwa dénonce, dans ces deux cas, l’absence de comparution devant un juge et les restrictions qui auraient été imposées à leurs épouses lors de leurs visites.

L’ancienne ministre affirme par ailleurs avoir connaissance d’autres cas de disparitions et d’agressions, dont celui visant le journaliste Pero Luwara, aujourd’hui réfugié en Belgique.

Pour certains dossiers, elle dit ne pas vouloir révéler davantage de détails, invoquant des raisons de sécurité.

Enfin, Marie-Ange Mushobekwa dénonce ce qu’elle considère comme le silence des ONG congolaises et internationales, ainsi que celui de la communauté internationale, face à ces violations présumées des droits humains.

Elle appelle ainsi à davantage d’enquêtes et de réactions afin que les responsabilités soient établies et que les victimes puissent obtenir justice.

Zéphyrin Amboka Pengume