Face à la progression inquiétante de la 17ᵉ épidémie d’Ebola qui sévit dans l’Est de la République démocratique du Congo, la mobilisation internationale prend de l’ampleur. Provoquée par la rare souche Bandibugyo, cette flambée épidémique suscite une vive inquiétude au sein des autorités sanitaires africaines et internationales, d’autant plus que le virus a déjà franchi les frontières congolaises pour atteindre l’Ouganda voisin, où huit cas confirmés ont été enregistrés.
Dans un contexte sanitaire particulièrement sensible, l’absence d’un vaccin homologué contre cette variante d’Ebola complique davantage les efforts de riposte. Les autorités congolaises, appuyées par plusieurs partenaires étrangers, tentent de limiter la propagation du virus à travers des campagnes de surveillance, l’isolement des cas suspects et le renforcement des capacités médicales dans les zones touchées.
Parmi les pays mobilisés, le Royaume-Uni a annoncé une contribution majeure de 20 millions de livres sterling, soit environ 25,4 millions de dollars américains, destinée à soutenir les opérations d’urgence en RDC. Cette annonce a été faite jeudi 28 mai 2026 par la ministre d’État britannique chargée du Développement international et de l’Afrique, Jenny Chapman, à l’issue d’une rencontre avec le président Félix Tshisekedi à la Cité de l’Union africaine, à Kinshasa.
Selon les autorités britanniques, cette enveloppe financière permettra notamment de renforcer la surveillance épidémiologique, améliorer les dispositifs de prise en charge des patients, soutenir les équipes médicales déployées sur le terrain et accélérer les mécanismes de prévention dans les provinces exposées au risque de contamination.
Au-delà du Royaume-Uni, plusieurs partenaires internationaux ont déjà répondu à l’appel des autorités congolaises.
L’Union européenne, l’Afrique du Sud ainsi que d’autres États et organisations humanitaires ont apporté une assistance financière, logistique et technique afin de contenir cette nouvelle menace sanitaire qui fait craindre une propagation régionale.
Alors que les experts de la santé poursuivent leurs recherches pour développer un vaccin efficace contre la souche Bandibugyo, la RDC reste confrontée à un défi sanitaire majeur. Les autorités appellent la population à la vigilance et au strict respect des mesures de prévention pour éviter une aggravation de la situation.
Don de Dieu Mbavu
