L’Assemblée nationale s’apprête à élire son nouveau président en remplacement de Vital Kamerhe, ainsi que son rapporteur adjoint, tous deux ayant démissionné suite à une motion de censure dirigée contre eux.

Si le poste de président revient de droit à l’Union sacrée, majoritaire à la Chambre basse, celui de rapporteur adjoint doit, lui, être attribué à l’opposition.

Dans cette perspective, le député national de l’opposition Christian Mwando Simba a rencontré le secrétaire permanent de l’Union sacrée afin de solliciter l’appui de la majorité pour soutenir la candidature d’un membre de son parti, Ensemble pour la République.

« Nous sommes venus présenter à la majorité notre candidat de l’opposition, et nous avons demandé à la majorité de pouvoir accompagner cette candidature », a déclaré Christian Mwando à l’issue de l’entretien.

Cette démarche n’a pas été du goût de Francine Muyumba. L’ancienne sénatrice s’est dite indignée, estimant que ce type d’initiative fragilise la cohésion de l’opposition.

« L’opposition ne doit pas vouloir une chose et son contraire. Ces démarches affaiblissent notre lutte. Ressaisissons-nous et unissons-nous, car ce n’est qu’à travers l’intérêt collectif, et non personnel, que nous pourrons libérer le peuple congolais de la dictature et lui assurer un avenir digne. Nous devons être une opposition unie pour la liberté du peuple congolais », a-t-elle écrit.

Cette situation soulève une question dans l’opinion :

Christian Mwando devait-il s’adresser à l’Union sacrée, plateforme majoritaire, pour obtenir un soutien en faveur d’un candidat de l’opposition ?
Ne devait-il pas plutôt se référer aux instances officielles de l’Assemblée nationale ?

Pour ce poste de rapporteur adjoint réservé à l’opposition, deux candidatures sont actuellement en lice : Mutita Clotilde, soutenue par Christian Mwando et issue d’Ensemble pour la République ; Christelle Vuanga, qui se revendique également d’Ensemble, ayant été élue sous l’étiquette du parti de Moïse Katumbi.

 

Zéphirin Pengume