Plusieurs quartiers des communes de Ngiri-Ngiri et Kasa-Vubu sont dans le noir depuis des semaines. Une situation qui plonge les habitants dans l’impossibilité de faire des provisions en vivres, mais aussi dans l’insécurité.
La cabine de Lokelenge, située sur l’avenue Kasa-Vubu du côté de Ngiri-Ngiri, n’est pas alimentée en raison d’une panne de moyenne tension. Cependant, elle reçoit de temps à autre l’intervention d’une autre cabine, mais la distribution se fait en catimini, au détriment de nombreux clients de la SNEL qui assistent, sans mot dire, à cette injustice sociale.
« Ce que nous subissons, c’est un calvaire qui semble se prolonger et qui nous expose à l’insécurité », nous raconte un habitant du quartier Lubumbashi dans la commune de Kasa-Vubu.
Dans cette situation, beaucoup ont déjà perdu leurs provisions, pourries et jetées à la poubelle sans aucune mesure.
« Je ne suis plus en mesure de faire des provisions, ce que j’ai jeté est de trop : un carton de poisson, des viandes, etc. Qui va me rembourser ? Et à la fin de chaque mois, la SNEL nous envoie la facture comme si nous avions consommé l’électricité, c’est tout simplement déplorable », dit Suzanne, une habitante de Ngiri-Ngiri.
« Bokungu Ikela est plus éclairé que Ngiri-Ngiri et Kasa-Vubu », lance Iyema, qui estime que la SNEL devrait aussi mettre la pression sur ses travailleurs, qui semblent ne pas s’activer pour détecter les pannes et les réparer au plus vite.
La situation de Kasa-Vubu et Ngiri-Ngiri est une illustration de ce que vit une bonne partie de la capitale congolaise. Dans les prochains jours, la rédaction de 24 News Agency va garder un œil sur la situation et faire un reportage plus approfondi pour éclairer l’opinion sur ce qui s’y passe.
Bolangi
