Grosse alerte sécuritaire à Goma. Selon des informations rendues publiques ce jeudi 15 octobre par Peter Tiani, responsable du média Perfect TV, Henry Magie Wa Lifetu, ancien membre du PPRD reconverti au sein de l’AFC/M23, se serait réfugié en urgence auprès du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).
D’après cette source, cette démarche ferait suite à des menaces présumées contre sa vie. Un projet d’assassinat qui serait orchestré par ses propres alliés rwandais est évoqué, sans qu’une confirmation indépendante de ces allégations soit disponible à ce stade.
La raison avancée serait sa volonté de quitter Goma pour rejoindre Kinshasa, où il a publiquement annoncé son intention de se rendre à la justice congolaise.
Cette décision intervient après la diffusion d’une vidéo dans laquelle Henry Magie, visiblement en détresse et en larmes, exprimait son intention de se rendre aux autorités congolaises. Il aurait notamment évoqué la situation de son épouse et de ses enfants, dont il affirme qu’ils auraient été enlevés à Kinshasa.
Au sein de l’AFC/M23, cette volonté de faire défection pourrait être perçue comme une trahison. Henry Magie, qui figurait parmi les communicants les plus virulents du mouvement à Goma, se retrouverait ainsi dans une situation particulièrement délicate.
Selon les informations relayées par Peter Tiani, l’ancien communicant craindrait désormais pour sa sécurité et aurait sollicité la protection du HCR. Toutefois, les circonstances exactes de son éventuel placement sous protection ainsi que la nature des menaces évoquées restent à établir.
Son intention de rejoindre Kinshasa pourrait également inquiéter ses anciens alliés s’il détient des informations sensibles sur le fonctionnement du mouvement, ses réseaux et ses activités. Cet aspect relève toutefois de l’analyse et ne constitue pas, en l’état, un fait établi.
Cette affaire soulève des interrogations sur la liberté de mouvement et la sécurité des membres de l’AFC/M23 qui souhaitent rompre avec le mouvement. Elle met également en lumière les risques auxquels pourraient être exposés ceux qui décident de changer de camp.
Si les menaces rapportées venaient à être confirmées, elles constitueraient un développement préoccupant, appelant une attention particulière des organismes de protection et des autorités compétentes. La priorité reste de garantir la sécurité de l’intéressé et de permettre que sa situation soit examinée dans le respect des procédures légales.
Zephyrin Amboka Pengume
