La République démocratique du Congo poursuit sa lutte contre une épidémie d’Ebola qui exerce une forte pression sur son système sanitaire. Selon les données actualisées le 15 octobre par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies, le pays avait enregistré, au 13 octobre, 9 144 cas confirmés et 4 410 décès, sur la base des données disponibles jusqu’au 12 octobre.
Les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu figurent parmi les zones les plus touchées. Les autorités sanitaires doivent notamment renforcer la surveillance épidémiologique, identifier les personnes ayant été en contact avec des malades et améliorer la prise en charge des patients.
L’épidémie est liée au virus Ebola de Bundibugyo, une souche pour laquelle il n’existe pas de vaccin ni de traitement spécifiquement approuvé. Cette situation rend particulièrement importantes la détection rapide des cas, les mesures de prévention et l’accompagnement des communautés affectées.
Face à l’ampleur de la crise, la Banque mondiale a annoncé, le 13 octobre, un financement supplémentaire de 93 millions de dollars destiné à la RDC et aux pays voisins. Sur cette enveloppe, 80 millions sont prévus pour soutenir la riposte congolaise et 13 millions pour renforcer la préparation régionale et la coordination transfrontalière.
Les fonds doivent notamment contribuer à améliorer les capacités des laboratoires, la surveillance des infections, la prise en charge médicale et la prévention de la transmission dans les structures de santé.
Au-delà des financements, le défi reste celui de l’accès aux communautés touchées, de la confiance envers les équipes sanitaires et de la continuité des soins. La progression de l’épidémie souligne également l’importance d’une coopération entre la RDC et les pays voisins pour limiter les risques de propagation régionale.
Claude Jovial Wendy
