Débutés avec pompe jeudi 6 novembre au centre financier de Kinshasa, avec la présence remarquable du chef de l’État, les états généraux de la justice suscitent déjà des réactions.
Dans un communiqué rendu public lundi 11 novembre, soit à deux jours de la clôture, plusieurs syndicats des magistrats (SYNAMAC, SYMCO, SYNCHREMAC, JUSI) déplorent un déroulement théâtralisé des états généraux et redoutent que les objectifs poursuivis ne soient pas atteints.
Ces syndicats soulignent le manque de considération à leur égard et relèvent plusieurs irrégularités qui entachent les états généraux.
« Les syndicats des magistrats de la RDC signalent plusieurs irrégularités dans l’organisation, notamment la mise à l’écart du Conseil supérieur de la magistrature, organe détenteur du pouvoir judiciaire ; la pléthore de participants estimée à 3500, dont la majorité est recrutée parmi les universités et les militants des partis politiques ; la très faible prise en charge des magistrats, en particulier ceux venus des provinces ; le fonctionnement occulte du secrétariat technique, dont les membres ne sont pas connus du grand public ; la sélection intéressée et orientée des intervenants ; et le temps de travail en ateliers réduit à un jour, ce qui risque de rendre superficiels les débats », déplorent-ils.
Les syndicats des magistrats de la RDC craignent que les objectifs poursuivis par les assises ne soient pas atteints. Ils dénoncent également la théâtralisation dans le déroulement des états généraux de la justice.
Pour rappel, les états généraux de la justice ont commencé jeudi 6 novembre au centre financier et se poursuivent depuis lundi 11 novembre au Palais du peuple sous forme de consultations populaires, avant d’être clôturés ce mercredi pour la première phase, en attendant une seconde qui se poursuivra avant la fin du mois de novembre.
Faustin Kalenga
